Le débat autour du calendrier électoral doit être abordé en tenant compte à la fois des exigences démocratiques et des difficultés économiques et sociales du Sénégal, estime le Dr Mor Fall, enseignant-chercheur en droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Invité ce dimanche de l’émission “Point de Vue” sur la RTS (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise), le juriste rappelle que la tenue régulière des élections et le respect des règles de dévolution du pouvoir constituent des principes essentiels au fonctionnement démocratique.
Dr Fall souligne toutefois que le contexte actuel impose également de prendre en considération les préoccupations quotidiennes des populations, notamment le pouvoir d’achat et la situation des familles vulnérables.
Pour Mor Fall, les pouvoirs publics doivent ainsi apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les Sénégalais. « Il faudrait effectivement des mesures fortes », estime-t-il, en référence notamment aux dispositifs d’assistance et de soutien destinés aux populations les plus fragiles.
Selon lui, accorder une priorité aux urgences économiques et sociales ne signifie pas abandonner la question électorale. Il préconise plutôt le dialogue et la concertation afin de déterminer comment concilier les impératifs institutionnels avec les besoins immédiats de la population.
L’enseignant-chercheur distingue par ailleurs deux dimensions de la démocratie. La première est liée à son fonctionnement institutionnel, avec l’organisation régulière des élections, l’alternance et la transmission du pouvoir. La seconde concerne les conditions de vie des citoyens et l’effectivité de leurs droits économiques et sociaux.
À ses yeux, les élections ne peuvent donc pas constituer le seul indicateur de la qualité démocratique d’un pays. « Ce n’est pas le seul critère », souligne-t-il, en relevant notamment que le contentieux électoral occupe une place importante dans les débats juridictionnels, tandis que les questions relatives aux droits économiques et sociaux sont moins présentes devant les juridictions.
Le Dr Mor Fall évoque également les discussions avec le Fonds monétaire international et les éventuelles retombées des programmes économiques sur les populations. Il estime que les mesures susceptibles d’alléger les difficultés quotidiennes doivent bénéficier d’une attention particulière.
Cette réflexion l’amène à distinguer « le temps de la politique » de « celui des urgences », tout en reconnaissant que le débat électoral reste marqué par des intérêts différents entre pouvoir, opposition et société civile.
Dans ce contexte, il plaide pour une démarche inclusive et concertée afin que les arbitrages entre priorités institutionnelles et sociales puissent être discutés de manière collective.
Invité ce dimanche de l’émission “Point de Vue” sur la RTS (Radiodiffusion Télévision Sénégalaise), le juriste rappelle que la tenue régulière des élections et le respect des règles de dévolution du pouvoir constituent des principes essentiels au fonctionnement démocratique.
Dr Fall souligne toutefois que le contexte actuel impose également de prendre en considération les préoccupations quotidiennes des populations, notamment le pouvoir d’achat et la situation des familles vulnérables.
Pour Mor Fall, les pouvoirs publics doivent ainsi apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les Sénégalais. « Il faudrait effectivement des mesures fortes », estime-t-il, en référence notamment aux dispositifs d’assistance et de soutien destinés aux populations les plus fragiles.
Selon lui, accorder une priorité aux urgences économiques et sociales ne signifie pas abandonner la question électorale. Il préconise plutôt le dialogue et la concertation afin de déterminer comment concilier les impératifs institutionnels avec les besoins immédiats de la population.
L’enseignant-chercheur distingue par ailleurs deux dimensions de la démocratie. La première est liée à son fonctionnement institutionnel, avec l’organisation régulière des élections, l’alternance et la transmission du pouvoir. La seconde concerne les conditions de vie des citoyens et l’effectivité de leurs droits économiques et sociaux.
À ses yeux, les élections ne peuvent donc pas constituer le seul indicateur de la qualité démocratique d’un pays. « Ce n’est pas le seul critère », souligne-t-il, en relevant notamment que le contentieux électoral occupe une place importante dans les débats juridictionnels, tandis que les questions relatives aux droits économiques et sociaux sont moins présentes devant les juridictions.
Le Dr Mor Fall évoque également les discussions avec le Fonds monétaire international et les éventuelles retombées des programmes économiques sur les populations. Il estime que les mesures susceptibles d’alléger les difficultés quotidiennes doivent bénéficier d’une attention particulière.
Cette réflexion l’amène à distinguer « le temps de la politique » de « celui des urgences », tout en reconnaissant que le débat électoral reste marqué par des intérêts différents entre pouvoir, opposition et société civile.
Dans ce contexte, il plaide pour une démarche inclusive et concertée afin que les arbitrages entre priorités institutionnelles et sociales puissent être discutés de manière collective.