Le 14 février dernier, selon l’ONU, vingt-trois civils dont quinze enfants et deux femmes enceintes ont été tués à Ngarbuh, un quartier du village de Ntumbah.
Sous la pression internationale, le président Paul Biya avait ensuite exigé l'ouverture d'une enquête sur la tuerie. Les premières conclusions ont été livrées ce mardi soir.
Selon un communiqué de la présidence lu à la radio nationale, trois soldats et un groupe d'autodéfense sont impliqués. « Après des échanges de tirs » avec des séparatistes, ils ont « découvert que trois femmes et dix enfants » étaient morts sous leurs balles. La présidence ajoute que « pris de panique, les trois militaires aidés de certains membres du comité de défense, ont tenté de masquer les faits par des incendies ».
Jusqu’à présent, les autorités avaient toujours nié l’implication des forces de l’ordre dans le massacre et rejeté les accusations des ONG.
Aujourd’hui, dans son communiqué, la présidence reconnaît donc son erreur et se justifie : « Un sergent a volontairement biaisé le compte-rendu à sa hiérarchie (...) sur la base duquel le gouvernement a initialement fondé sa communication. »
‘’Les militaires concernés sont d'ores et déjà à la disposition du tribunal militaire de Yaoundé. Les membres du comité de vigilance concernés sont eux activement recherchés’’
Sous la pression internationale, le président Paul Biya avait ensuite exigé l'ouverture d'une enquête sur la tuerie. Les premières conclusions ont été livrées ce mardi soir.
Selon un communiqué de la présidence lu à la radio nationale, trois soldats et un groupe d'autodéfense sont impliqués. « Après des échanges de tirs » avec des séparatistes, ils ont « découvert que trois femmes et dix enfants » étaient morts sous leurs balles. La présidence ajoute que « pris de panique, les trois militaires aidés de certains membres du comité de défense, ont tenté de masquer les faits par des incendies ».
Jusqu’à présent, les autorités avaient toujours nié l’implication des forces de l’ordre dans le massacre et rejeté les accusations des ONG.
Aujourd’hui, dans son communiqué, la présidence reconnaît donc son erreur et se justifie : « Un sergent a volontairement biaisé le compte-rendu à sa hiérarchie (...) sur la base duquel le gouvernement a initialement fondé sa communication. »
‘’Les militaires concernés sont d'ores et déjà à la disposition du tribunal militaire de Yaoundé. Les membres du comité de vigilance concernés sont eux activement recherchés’’