Maître Fabien Kengne, avocat de prévenus, dénonce une forme de punition collective injuste avec ces détentions provisoires prolongées. ll affirme que, courant juin 2026, deux détenus sont morts à la prison de Kondengui, à Yaoundé, probablement faute de soins. Il suit aussi les dossiers de manifestants incarcérés à Douala, Bafoussam et Foumban. De la détention arbitraire pour lui, puisque toutes ces personnes ont été prises en flagrant délit.
« Donc, on attend aucun témoin, lance maître Fabien Kengne. Elles devraient passer en jugement direct et depuis plus de huit mois elles demeurent en attente de jugement tout se passe comme si on voulait les punir d’avoir voulu exprimer leurs opinions, à travers ces manifestations et qu’en bien même certains auraient cassé, rien ne justifie cette détention anormalement longue depuis bientôt huit mois. »
Laisser la justice faire son travail
L’avocat dénonce aussi le fait que ces civils sont toujours poursuivis par la justice militaire pour des faits allant de l’insurrection à défaut de présentation de carte d’identité. Pour Patrick Rifoe, communicant du parti du président Paul Biya, le RDPC, il faut seulement laisser la justice faire son travail.
« Si des gens sont innocents, dit-il, je crois que les procédures les innocenteront. Si ils ne doivent pas passer devant la justice militaire, je pense que les faits seront requalifiés. On souhaite tous que la justice soit plus diligente, pour qu’elle le soit, je pense qu’il faudrait qu’elle ait davantage de moyens. »
Pour l’instant, aucune question sur le sujet n’a été posée au gouvernement lors de la session parlementaire de ce mois de juin 2026.
« Donc, on attend aucun témoin, lance maître Fabien Kengne. Elles devraient passer en jugement direct et depuis plus de huit mois elles demeurent en attente de jugement tout se passe comme si on voulait les punir d’avoir voulu exprimer leurs opinions, à travers ces manifestations et qu’en bien même certains auraient cassé, rien ne justifie cette détention anormalement longue depuis bientôt huit mois. »
Laisser la justice faire son travail
L’avocat dénonce aussi le fait que ces civils sont toujours poursuivis par la justice militaire pour des faits allant de l’insurrection à défaut de présentation de carte d’identité. Pour Patrick Rifoe, communicant du parti du président Paul Biya, le RDPC, il faut seulement laisser la justice faire son travail.
« Si des gens sont innocents, dit-il, je crois que les procédures les innocenteront. Si ils ne doivent pas passer devant la justice militaire, je pense que les faits seront requalifiés. On souhaite tous que la justice soit plus diligente, pour qu’elle le soit, je pense qu’il faudrait qu’elle ait davantage de moyens. »
Pour l’instant, aucune question sur le sujet n’a été posée au gouvernement lors de la session parlementaire de ce mois de juin 2026.