Candidature à l'ONU : « Elle a été reçue par les Nations unies. Elle est donc actée », affirme Me Aïssata Tall Sall



Le groupe parlementaire Takku Wallu a tenu ce lundi 30 mars 2026 une conférence de presse à Dakar pour clarifier les enjeux entourant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Portant la parole de son groupe, Me Aïssata Tall Sall a fermement réfuté les rumeurs de rejet, affirmant que « la candidature a été déposée le 2 mars. Elle a été reçue par les Nations unies. Elle est donc actée ». Selon elle, il est « faux de parler de rejet » et le processus suit son cours sans ambiguïté.

 

L’ancienne ministre des Affaires étrangères a apporté des précisions sur les discussions au sein de l’Union africaine, notamment sur la « procédure de silence » utilisée à Addis-Abeba. Elle a indiqué que « ce n’est pas un vote classique »mais un mécanisme où chaque pays se prononce. Selon ses chiffres, « 37 pays soutiennent la candidature, 13 ont émis des objections et 5 ont demandé un délai », ce qui constitue, à ses yeux, une « majorité qualifiée » prouvant que l’Afrique soutient cette ambition dans sa grande majorité.
 

Concernant le principe de la rotation géographique souvent évoqué pour contester cette candidature, Me Aïssata Tall Sall a soutenu qu’il n’y a « rien d'automatique » et que ce n’est pas une « règle intangible ». Elle a rappelé les mandats de Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan pour démontrer que deux Africains se sont déjà succédé à la tête de l’organisation. Elle a martelé que « pendant quinze ans, l’Afrique a dirigé les Nations unies » et a invité à arrêter les raccourcis sur cette question.

 

Selon elle « l'issue du processus dépend désormais de la diplomatie au plus haut niveau, particulièrement au sein du Conseil de sécurité ». La parlementaire a rappelé que les cinq membres permanents disposent du droit de veto et que « si un seul dit non, tout s’arrête ».


Me Aïssata Tall Sall a  par ailleurs déploré les divisions internes au Sénégal, soulignant que cette candidature est « une opportunité pour l’Afrique » et regrettant que pour la première fois qu'un fils du pays peut accéder à ce niveau, il soit « contesté chez lui ».



Mardi 31 Mars 2026 00:33


Dans la même rubrique :