Eau, électricité, santé, enclavement, mines et insécurité : les populations déplacées de retour en Casamance sont loin de vivre une situation apaisée. Une étude sur le post-conflit, présentée ce lundi 21 septembre à l’Université de Ziguinchor, met en lumière les nombreuses difficultés auxquelles elles restent confrontées.
Le retour au bercail ne signifie pas encore le retour à une vie normale pour de nombreuses populations déplacées par le conflit en Casamance. Dans plusieurs villages de retour, les conditions de vie demeurent particulièrement précaires. C’est le constat dressé par une étude sur le post-conflit, partagée ce lundi 21 septembre à l’Université de Ziguinchor avec les autorités administratives et territoriales, les chefs de villages concernés ainsi que les partenaires au développement.
Présentée comme un outil d’aide à la compréhension des réalités vécues par les populations après leur retour, l’étude révèle des déficits importants en matière d’accès aux services sociaux de base et de sécurité.
Selon le Docteur en anthropologie sociale et culturelle Noumo Mané, enseignant à l’Université de Ziguinchor et membre de l’équipe ayant réalisé l’étude, l’accès à l’eau potable reste l’une des principales difficultés dans les villages de retour.
À cette situation s’ajoute le déficit d’accès à l’électricité. Une difficulté qui pèse particulièrement sur les ménages, mais aussi sur les enfants, dont beaucoup ont longtemps vécu en milieu urbain durant leur période d’exil. De retour dans leurs villages d’origine, ils retrouvent des localités où les conditions d’étude et d’épanouissement restent difficiles.
Des distances encore longues pour accéder aux soins
Le secteur de la santé constitue également une préoccupation majeure. Dans plusieurs villages, l’absence d’infrastructures sanitaires de proximité oblige les populations à parcourir de longues distances pour se faire soigner.
Pour le Dr Noumo Mané, la construction et le renforcement des infrastructures sanitaires dans les zones de retour constituent désormais une nécessité. Le retour des populations doit, selon lui, s’accompagner d’un accès effectif aux services sociaux de base afin de permettre une véritable réinstallation durable.
Le spectre des mines toujours présent
L’autre grande menace demeure la présence des mines dans certaines zones qui ne sont pas encore totalement déminées, notamment dans le Balantacounda. Malgré le retour progressif des populations, les risques liés aux engins explosifs continuent de peser sur leur quotidien et constituent un frein à la pleine exploitation des terres agricoles.
Cette situation affecte également les activités économiques. Dans certaines zones enclavées, les difficultés d’accès aux marchés et aux infrastructures de transport font que des productions agricoles peuvent parfois pourrir sur place, faute de moyens et de routes pour les acheminer vers les centres de consommation.
Insécurité sur la bande frontalière
Sur la bande frontalière, les populations restent également préoccupées par les questions de sécurité. Le vol de bétail et les braquages sont encore signalés dans certaines zones, alimentant un sentiment d’insécurité chez les habitants.
Face à cette situation, le Dr Noumo Mané en appelle à une mobilisation accrue de l’État et des bonnes volontés pour accompagner durablement les communautés de retour. Il plaide notamment pour un déminage effectif des zones encore contaminées, mais aussi pour un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité à travers des cantonnements militaires le long de la frontière.
Désenclaver pour réussir le retour
Au-delà des questions sécuritaires, l’étude met ainsi en évidence l’urgence du désenclavement des villages de retour. L’amélioration des routes et des pistes rurales apparaît indispensable pour faciliter la circulation des personnes, l’accès aux services sociaux et l’évacuation des productions agricoles.
Pour les populations concernées, le retour ne peut être durable que s’il s’accompagne d’investissements conséquents dans les infrastructures de base : eau potable, électricité, santé, routes, sécurité et accès aux marchés.
Le retour au bercail ne signifie pas encore le retour à une vie normale pour de nombreuses populations déplacées par le conflit en Casamance. Dans plusieurs villages de retour, les conditions de vie demeurent particulièrement précaires. C’est le constat dressé par une étude sur le post-conflit, partagée ce lundi 21 septembre à l’Université de Ziguinchor avec les autorités administratives et territoriales, les chefs de villages concernés ainsi que les partenaires au développement.
Présentée comme un outil d’aide à la compréhension des réalités vécues par les populations après leur retour, l’étude révèle des déficits importants en matière d’accès aux services sociaux de base et de sécurité.
Selon le Docteur en anthropologie sociale et culturelle Noumo Mané, enseignant à l’Université de Ziguinchor et membre de l’équipe ayant réalisé l’étude, l’accès à l’eau potable reste l’une des principales difficultés dans les villages de retour.
À cette situation s’ajoute le déficit d’accès à l’électricité. Une difficulté qui pèse particulièrement sur les ménages, mais aussi sur les enfants, dont beaucoup ont longtemps vécu en milieu urbain durant leur période d’exil. De retour dans leurs villages d’origine, ils retrouvent des localités où les conditions d’étude et d’épanouissement restent difficiles.
Des distances encore longues pour accéder aux soins
Le secteur de la santé constitue également une préoccupation majeure. Dans plusieurs villages, l’absence d’infrastructures sanitaires de proximité oblige les populations à parcourir de longues distances pour se faire soigner.
Pour le Dr Noumo Mané, la construction et le renforcement des infrastructures sanitaires dans les zones de retour constituent désormais une nécessité. Le retour des populations doit, selon lui, s’accompagner d’un accès effectif aux services sociaux de base afin de permettre une véritable réinstallation durable.
Le spectre des mines toujours présent
L’autre grande menace demeure la présence des mines dans certaines zones qui ne sont pas encore totalement déminées, notamment dans le Balantacounda. Malgré le retour progressif des populations, les risques liés aux engins explosifs continuent de peser sur leur quotidien et constituent un frein à la pleine exploitation des terres agricoles.
Cette situation affecte également les activités économiques. Dans certaines zones enclavées, les difficultés d’accès aux marchés et aux infrastructures de transport font que des productions agricoles peuvent parfois pourrir sur place, faute de moyens et de routes pour les acheminer vers les centres de consommation.
Insécurité sur la bande frontalière
Sur la bande frontalière, les populations restent également préoccupées par les questions de sécurité. Le vol de bétail et les braquages sont encore signalés dans certaines zones, alimentant un sentiment d’insécurité chez les habitants.
Face à cette situation, le Dr Noumo Mané en appelle à une mobilisation accrue de l’État et des bonnes volontés pour accompagner durablement les communautés de retour. Il plaide notamment pour un déminage effectif des zones encore contaminées, mais aussi pour un renforcement de la présence des forces de défense et de sécurité à travers des cantonnements militaires le long de la frontière.
Désenclaver pour réussir le retour
Au-delà des questions sécuritaires, l’étude met ainsi en évidence l’urgence du désenclavement des villages de retour. L’amélioration des routes et des pistes rurales apparaît indispensable pour faciliter la circulation des personnes, l’accès aux services sociaux et l’évacuation des productions agricoles.
Pour les populations concernées, le retour ne peut être durable que s’il s’accompagne d’investissements conséquents dans les infrastructures de base : eau potable, électricité, santé, routes, sécurité et accès aux marchés.