« Cela fait des mois que je n'ai pas vu le soleil » : Le cri de détresse d'un travailleur indien séquestré à Dakar prend une tournure diplomatique



Un ressortissant indien, venu travailler à Dakar, vit un véritable calvaire au sein d'une entreprise d'écloserie. Arrivé  au Sénégal  dans l'espoir de subvenir aux besoins de sa famille, il se retrouve séquestré et exploité, faisant face à une situation de blocage total après la confiscation de son passeport et de son visa par son employeur.
 

Selon le média indien Dainik Bhaskar, l'arnaque s'est révélée dès son arrivée le 17 mai, l'entreprise l'ayant contraint à signer un contrat ramenant son salaire promis d'environ 354 600 FCFA à seulement 177 300 FCFA par mois. En outre, la situation s'est rapidement détériorée en un véritable calvaire quotidien, marqué par des restrictions d'appel qui l'obligent à communiquer avec sa famille uniquement en secret via WhatsApp, des services de restauration jugés insuffisants et une absence totale de liberté de mouvement.
 

Décrivant ses conditions de vie et de travail insoutenables, confie subvenir à sa peine sous la menace permanente : « S'il refuse de payer son salaire et insiste pour rentrer chez lui, il est menacé de coups et d'emprisonnement ». Il affirme également qu'il est « contraint de travailler environ 12 heures par jour » et qu'il subit des pressions « pour travailler malgré son mauvais état de santé ». « Je n'ai pas le droit de sortir. Cela fait des mois que je n'ai pas vu le soleil ni le ciel », ajoute-t-il, affirmant en outre subir des menaces et se voir réclamer environ 1 million de FCFA pour espérer regagner l'Inde.
 

La détresse psychologique du travailleur indien est profonde, au point d'affecter gravement son moral : il « a déclaré en entrevue qu'il était profondément bouleversé par la situation actuelle et qu'il avait même parfois des pensées suicidaires ». Isolée et terrifiée, sa famille suit de près la situation depuis l'Inde, partageant la peur qu'un malheur ne survienne.

Face à la gravité de cette situation de travail forcé, le dossier a pris une tournure diplomatique. Son épouse et plusieurs autorités locales se sont mobilisées, saisissant officiellement le ministre de l'Union et député ainsi que le ministère des Affaires étrangères, dans l'espoir que les missions diplomatiques indiennes évaluent sa santé et organisent son rapatriement en toute sécurité.


Fodé Bakary Camara

Jeudi 10 Septembre 2026 12:14


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