En Chine, beaucoup de retraités continuent de chanter des chants révolutionnaires à la gloire de Mao. Ces « chants rouges » ont bercé leur enfance. Dans ce parc de Pékin, ils viennent faire vivre ce répertoire révolutionnaire, entre nostalgie et ferveur patriotique.
« Nous aimons la vie, notre patrie, notre Parti, notre armée, notre peuple et nos magnifiques paysages. Tous ces thèmes sont présents dans les chansons que nous chantons », explique Ding Yinan qui vient chanter régulièrement dans le parc.
Mao, fondateur de la Chine populaire
Pour Wang Liqun, né dans les années 1960, ces chants sont à la fois un héritage de sa génération et une source de réconfort. « Quand j’ai du temps libre, je chante, ça me rend heureux. Ces chansons donnent un sens à ma vie de retraité et m’aident à garder l’esprit positif », témoigne-t-il.
Pour cette génération, Mao conserve l'image du fondateur de la Chine populaire, qui aurait permis au pays de retrouver sa souveraineté après un siècle d’invasions et d’humiliations. Ding Yinan reprend presque mot pour mot le récit transmis par le Parti communiste. « Il nous a légué tellement de choses. Le président Mao a permis à notre nation de se lever, il a libéré les masses laborieuses et le peuple souffrant. Nous nous sommes relevés », assure-t-elle.
Mémoire héroïque
Une mémoire héroïque qui laisse largement de côté les famines du « Grand Bond en avant » et les violences de la Révolution culturelle. Mais ces chants véhiculent encore un message politique, celui d’une destinée individuelle indissociable de la puissance collective. Une idée très présente aujourd’hui encore dans le discours du Parti – et des Chinois comme Wang Liqun. « Seule la Chine, cette grande famille, peut soutenir chacun d’entre nous. Sans le grand bonheur de la Chine, le grand bonheur de la patrie, comment pourrait-il y avoir de petits bonheurs individuels en Chine ? », affirme-t-il.
En revanche, pour les plus jeunes, Mao représente aujourd’hui une figure plus lointaine et plus historique, mais entourée de respect. « C’est un grand homme, le fondateur de la Chine nouvelle. Les temps évoluent, mais les idées qu’il a laissées peuvent servir de référence pour aborder certaines situations futures », explique un jeune homme.
Cinquante ans après sa mort, le Grand Timonier demeure ainsi une figure tutélaire, dont le bilan reste très difficile à discuter ouvertement en Chine.
« Nous aimons la vie, notre patrie, notre Parti, notre armée, notre peuple et nos magnifiques paysages. Tous ces thèmes sont présents dans les chansons que nous chantons », explique Ding Yinan qui vient chanter régulièrement dans le parc.
Mao, fondateur de la Chine populaire
Pour Wang Liqun, né dans les années 1960, ces chants sont à la fois un héritage de sa génération et une source de réconfort. « Quand j’ai du temps libre, je chante, ça me rend heureux. Ces chansons donnent un sens à ma vie de retraité et m’aident à garder l’esprit positif », témoigne-t-il.
Pour cette génération, Mao conserve l'image du fondateur de la Chine populaire, qui aurait permis au pays de retrouver sa souveraineté après un siècle d’invasions et d’humiliations. Ding Yinan reprend presque mot pour mot le récit transmis par le Parti communiste. « Il nous a légué tellement de choses. Le président Mao a permis à notre nation de se lever, il a libéré les masses laborieuses et le peuple souffrant. Nous nous sommes relevés », assure-t-elle.
Mémoire héroïque
Une mémoire héroïque qui laisse largement de côté les famines du « Grand Bond en avant » et les violences de la Révolution culturelle. Mais ces chants véhiculent encore un message politique, celui d’une destinée individuelle indissociable de la puissance collective. Une idée très présente aujourd’hui encore dans le discours du Parti – et des Chinois comme Wang Liqun. « Seule la Chine, cette grande famille, peut soutenir chacun d’entre nous. Sans le grand bonheur de la Chine, le grand bonheur de la patrie, comment pourrait-il y avoir de petits bonheurs individuels en Chine ? », affirme-t-il.
En revanche, pour les plus jeunes, Mao représente aujourd’hui une figure plus lointaine et plus historique, mais entourée de respect. « C’est un grand homme, le fondateur de la Chine nouvelle. Les temps évoluent, mais les idées qu’il a laissées peuvent servir de référence pour aborder certaines situations futures », explique un jeune homme.
Cinquante ans après sa mort, le Grand Timonier demeure ainsi une figure tutélaire, dont le bilan reste très difficile à discuter ouvertement en Chine.