« Ça s’est passé lundi soir un peu avant 22 h, raconte un militant contre les discriminations. Pour moi, cela ne vient pas des écoles. Tout le monde était confus, y compris certains enseignants. » D’abords des noms de comptes WeChat ont disparu. Puis il y a eu le blocage total de ces comptes, dont certains affichaient des dizaines de milliers d’abonnés. La séquence s’est répétée dans de nombreuses provinces chinoises lundi 5 juillet dans la soirée en Chine, provoquant stupeur et incompréhension dans la communauté LBGT.
Sun Wenlin, avocat à Changsha dans le centre du pays, explique qu'une fermeture de cette importance est une première : « Nous ne connaissons pas la raison de ces interdictions. Il n'y a pas eu d'annonce publique. La plupart de ces comptes étaient officiellement reconnus au sein des universités. C’est la première fois que nous sommes confrontés à des fermetures aussi massives. Il y a probablement des gens qui ont soumis une liste… En même temps, la censure est toujours imprévisible en Chine… Et on voit de plus en plus de commentaires vicieux et agressifs visant les homosexuels. »
Une parole de plus en plus censurée
Les attaques visant les homosexuels se multiplient effectivement. Tao Lina, communicant basé à Shanghai, qui a beaucoup communiqué sur les vaccins chinois dernièrement, considère ces fermetures comme une « bonne nouvelle » et estime ainsi « qu’au nom de la liberté, de l’égalité et de l’amour » les forces étrangères tentent de contenir la Chine. « En tant que parent chinois, dit-il, la plupart des gens pensent que c’est repoussant et souhaitent que les autorités interdisent [ces groupes, NDLR]. »
Un argument repris par certains médias qui risque de renforcer les discriminations, confie ce militant d’une ONG qui a souhaité garder l’anonymat. « Le premier problème pour les homosexuels en Chine, ce sont d’abord les parents. Jusqu’à présent, les autorités faisaient semblant d’ignorer la question. Ces interdictions massives montrent un changement d’attitude. Et la communauté LGBT n’est pas la seule concernée. La parole est censurée dès l’instant où ils considèrent que cela pourrait affecter la stabilité. »
Affecter la stabilité, créer du désordre, les autorités chinoises n’apprécient pas l’activisme social et le fait que des minorités puisse se réunir en association.
Sun Wenlin, avocat à Changsha dans le centre du pays, explique qu'une fermeture de cette importance est une première : « Nous ne connaissons pas la raison de ces interdictions. Il n'y a pas eu d'annonce publique. La plupart de ces comptes étaient officiellement reconnus au sein des universités. C’est la première fois que nous sommes confrontés à des fermetures aussi massives. Il y a probablement des gens qui ont soumis une liste… En même temps, la censure est toujours imprévisible en Chine… Et on voit de plus en plus de commentaires vicieux et agressifs visant les homosexuels. »
Une parole de plus en plus censurée
Les attaques visant les homosexuels se multiplient effectivement. Tao Lina, communicant basé à Shanghai, qui a beaucoup communiqué sur les vaccins chinois dernièrement, considère ces fermetures comme une « bonne nouvelle » et estime ainsi « qu’au nom de la liberté, de l’égalité et de l’amour » les forces étrangères tentent de contenir la Chine. « En tant que parent chinois, dit-il, la plupart des gens pensent que c’est repoussant et souhaitent que les autorités interdisent [ces groupes, NDLR]. »
Un argument repris par certains médias qui risque de renforcer les discriminations, confie ce militant d’une ONG qui a souhaité garder l’anonymat. « Le premier problème pour les homosexuels en Chine, ce sont d’abord les parents. Jusqu’à présent, les autorités faisaient semblant d’ignorer la question. Ces interdictions massives montrent un changement d’attitude. Et la communauté LGBT n’est pas la seule concernée. La parole est censurée dès l’instant où ils considèrent que cela pourrait affecter la stabilité. »
Affecter la stabilité, créer du désordre, les autorités chinoises n’apprécient pas l’activisme social et le fait que des minorités puisse se réunir en association.