Cinquante et un après l’indépendance de leurs pays, quatre Comoriens entre bilan contrasté et espoirs mesurés

Aux Comores, ce 6 juillet 2026 marque le 51e anniversaire de l'Indépendance. Une journée de célébrations officielles, mais aussi l'occasion de mesurer le chemin parcouru depuis 1975. Plus d’un demi-siècle après l’accession du pays à la souveraineté, quel regard les Comoriens portent-ils sur l’état de leur pays ? Entre avancées reconnues, inquiétudes sociales et attentes envers les autorités, les avis restent contrastés. Voici quatre témoignages.



Pour Bedja, « il y a pas mal de choses à faire, mais on a quand même eu des avancées. Certes, on a eu du mal à démarrer parce qu’on a pris notre indépendance et quelques mois après il y a eu un coup d'État. Mais depuis dix ans, on voit qu'il y a des évolutions ».
 
Touma nuance : « Je peux dire que les Comores sont en développement. Ce qui m'inquiète le plus aux Comores, c'est l'augmentation des actes de criminalité, l'utilisation du cannabis chez de jeunes Comoriens, sans oublier le recul de l'éducation à travers la multiplication des grèves. »
 
Chabani, lui, insiste : « Evidemment, beaucoup a été fait. Il ne faut pas être négatif. Cependant, dans la capitale, il n'y a pas d'eau. Les autorités comoriennes ne se soignent pas au pays. Les Comoriens n'ont pas foi en leur justice. L'insécurité est galopante. »
 
Mairat, elle conclut : « Le pays a du potentiel grâce à sa jeunesse, sa diaspora, mais aussi ses ressources. Mais des défis persistent : que ce soit le cout de la vie, le chômage, le manque d'électricité, le manque d'eau. Je suis optimiste parce qu’il y a du talent, il y a des compétences, mais il faut être patient et cultiver cela. »

RFI

Lundi 6 Juillet 2026 11:16


Dans la même rubrique :