Commissions d’enquête parlementaire : ADHA salue la transparence et appelle à aller jusqu’au bout



L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) s’est prononcée sur les commissions d’enquête parlementaire entamées par l’Assemblée nationale du Sénégal. Dans un communiqué publié ce 8 octobre, l’organisation félicite l’Assemblée nationale et les commissions d’enquête parlementaire pour « l’exercice de leur mission de contrôle et de recherche de la vérité ».

ADHA salue particulièrement les travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur le programme « un étudiant, un ordinateur », un dossier d’intérêt majeur pour la jeunesse et le système d’enseignement supérieur.

Pour ADHA, « le peuple a le droit de savoir ». La transparence, la redevabilité et le contrôle de la gestion publique constituent, selon l’organisation, des exigences fondamentales de l’État de droit.

ADHA encourage les commissions d’enquête à aller au terme de leurs travaux et à rendre leurs conclusions, dans le strict respect de la Constitution, des lois et règlements, des droits de la défense et des prérogatives de l’autorité judiciaire.

ADHA félicite les médias qui retransmettent déjà les auditions et invite l’ensemble de la presse nationale, notamment la presse publique, à assurer une couverture large, rigoureuse et responsable de ces travaux et, lorsque les conditions le permettent, leur diffusion en direct.

« La population ne doit pas être tenue à distance des débats portant sur la gestion des ressources publiques. L’information du citoyen est un droit et une exigence démocratique », souligne l’organisation.

« Il ne s’agit pas de choisir entre les institutions »

ADHA s’interroge par ailleurs sur certaines prises de position de personnes ou structures se réclamant de la société civile qui semblent vouloir, au nom du contrôle, opposer ou substituer d’autres mécanismes à une enquête parlementaire régulièrement engagée.

« Notre position est claire : chaque institution doit exercer pleinement ses compétences, dans le respect des textes », affirme ADHA.

L’organisation estime que si des mécanismes de contrôle n’ont pas permis, en amont, d’apporter les réponses attendues, « leur intervention ultérieure ne saurait devenir un motif pour interrompre, précipiter ou discréditer le travail parlementaire ».

« Il ne s’agit pas de choisir entre les institutions. Il s’agit de les faire fonctionner », insiste-t-elle.

ADHA appelle donc à laisser les commissions d’enquête établir les faits et rendre leurs conclusions, dans le respect scrupuleux de la loi.

« La démocratie ne doit pas craindre la lumière. La lumière doit être faite. Le peuple doit être informé. Les responsabilités doivent être établies par les autorités compétentes. Et la justice doit être rendue au nom du peuple sénégalais », conclut l’organisation.

ADHA réaffirme ainsi son engagement « pour la transparence, la redevabilité et l’État de droit ».

Moussa Ndongo

Jeudi 8 Octobre 2026 18:25


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