Le Sénégal a officiellement lancé, mardi à Dakar, le processus de création d’un fonds fiduciaire pour la conservation de la biodiversité. Cette initiative du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique vise à mettre en place un mécanisme de financement durable destiné à soutenir la préservation des écosystèmes et la gestion des aires protégées.
À travers ce futur fonds, les autorités entendent mobiliser des ressources pérennes, prévisibles et diversifiées afin de renforcer la conservation du patrimoine naturel et d’accompagner les communautés vivant des ressources des écosystèmes.
Le projet bénéficie de l’appui de Wetlands International Afrique de l’Ouest et du Centre et de l’Agence française de développement (AFD), qui accompagnent notamment la réalisation d’une étude de faisabilité portant sur les besoins de financement, les modalités de capitalisation et les impacts attendus.
Une subvention de 100.000 euros
Selon le directeur exécutif régional de Wetlands International, Ibrahima Thiam, cette première phase consiste à évaluer les besoins financiers des aires protégées et à définir le modèle de fonds le mieux adapté au contexte sénégalais.
« Cette phase de diagnostic sera menée avec l’appui de Wetlands International. Elle a été rendue possible grâce à une subvention de 100.000 euros de la Fondation Hans Wilsdorf », a-t-il indiqué.
L’étude analysera également le cadre institutionnel et financier dans lequel évoluera le futur fonds. Une seconde phase sera ensuite conduite avec l’accompagnement de l’AFD.
Pour Ibrahima Thiam, un fonds fiduciaire dépasse le simple cadre d’un mécanisme financier. Il le considère comme « un pacte de confiance » réunissant l’État, les partenaires techniques et financiers, les fondations philanthropiques, le secteur privé, les communautés locales et la société civile autour d’un objectif commun.
La représentante de la Banque mondiale, Arame Tall, a salué cette initiative, estimant qu’elle permettra au Sénégal de rejoindre les nombreux pays africains ayant déjà mis en place ce type d’instrument.
« Les fonds fiduciaires marchent et changent la donne, ils bâtissent la confiance des partenaires là où les financements ponctuels de nos multiples projets s’essoufflent », a expliqué Mme Tall.
Elle a également réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner cette dynamique, rappelant que le Projet de gestion durable des ressources naturelles du Sénégal, financé à hauteur de 100 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA), pourrait servir de cadre aux futures concertations et bénéficier d’un financement additionnel.
De son côté, la représentante de l’AFD a rappelé que les fonds fiduciaires de conservation sont spécialisés dans le financement à long terme de la biodiversité. Leur principal atout, a-t-elle souligné, réside dans leur capacité à fournir des ressources régulières garantissant une conservation durable et résiliente face aux crises.
Elle a indiqué qu’en 2020, ces fonds géraient environ 2 milliards de dollars de dotations à l’échelle mondiale. « On recense aujourd'hui près de 120 fonds intervenant dans environ 80 pays. L’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial accompagnent ces institutions depuis près de 20 ans”, a-t-elle dit.
Elle salue l'engagement des partenaires au côté de l’AFD pour la mobilisation collective autour de ce projet.
À travers ce futur fonds, les autorités entendent mobiliser des ressources pérennes, prévisibles et diversifiées afin de renforcer la conservation du patrimoine naturel et d’accompagner les communautés vivant des ressources des écosystèmes.
Le projet bénéficie de l’appui de Wetlands International Afrique de l’Ouest et du Centre et de l’Agence française de développement (AFD), qui accompagnent notamment la réalisation d’une étude de faisabilité portant sur les besoins de financement, les modalités de capitalisation et les impacts attendus.
Une subvention de 100.000 euros
Selon le directeur exécutif régional de Wetlands International, Ibrahima Thiam, cette première phase consiste à évaluer les besoins financiers des aires protégées et à définir le modèle de fonds le mieux adapté au contexte sénégalais.
« Cette phase de diagnostic sera menée avec l’appui de Wetlands International. Elle a été rendue possible grâce à une subvention de 100.000 euros de la Fondation Hans Wilsdorf », a-t-il indiqué.
L’étude analysera également le cadre institutionnel et financier dans lequel évoluera le futur fonds. Une seconde phase sera ensuite conduite avec l’accompagnement de l’AFD.
Pour Ibrahima Thiam, un fonds fiduciaire dépasse le simple cadre d’un mécanisme financier. Il le considère comme « un pacte de confiance » réunissant l’État, les partenaires techniques et financiers, les fondations philanthropiques, le secteur privé, les communautés locales et la société civile autour d’un objectif commun.
La représentante de la Banque mondiale, Arame Tall, a salué cette initiative, estimant qu’elle permettra au Sénégal de rejoindre les nombreux pays africains ayant déjà mis en place ce type d’instrument.
« Les fonds fiduciaires marchent et changent la donne, ils bâtissent la confiance des partenaires là où les financements ponctuels de nos multiples projets s’essoufflent », a expliqué Mme Tall.
Elle a également réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner cette dynamique, rappelant que le Projet de gestion durable des ressources naturelles du Sénégal, financé à hauteur de 100 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA), pourrait servir de cadre aux futures concertations et bénéficier d’un financement additionnel.
De son côté, la représentante de l’AFD a rappelé que les fonds fiduciaires de conservation sont spécialisés dans le financement à long terme de la biodiversité. Leur principal atout, a-t-elle souligné, réside dans leur capacité à fournir des ressources régulières garantissant une conservation durable et résiliente face aux crises.
Elle a indiqué qu’en 2020, ces fonds géraient environ 2 milliards de dollars de dotations à l’échelle mondiale. « On recense aujourd'hui près de 120 fonds intervenant dans environ 80 pays. L’AFD et le Fonds français pour l’Environnement mondial accompagnent ces institutions depuis près de 20 ans”, a-t-elle dit.
Elle salue l'engagement des partenaires au côté de l’AFD pour la mobilisation collective autour de ce projet.