Le soir du 27 avril 2011, l'ex-putschiste Ibrahim Coulibaly est tué par les forces du président ivoirien Alassane Ouattara. Sa garde rapprochée est déstabilisée. Parmi elle, son chef de cabinet Ben Rassoul Timité. « Le ciel était encore très nuageux parce que les rumeurs couraient de partout, se souvient-il. Il y avait des accusations, suivies d’arrestations, d’emprisonnement et même de morts. J’avais peur pour ma sécurité. Peur des représailles. Peur même d’être tué »
« Pardonner, mais pas oublier »
Il fuit alors au Ghana pendant 6 ans. Les appels du pied du gouvernement, les garanties qu'aucune arrestation ou poursuite judiciaire n'auront lieu, ont poussé l'ancien militaire à se réinstaller.
« Personnellement, je ne me reproche rien, mais en pareille situation, il faut être très prudent. Quand il y a une situation déplorable, on peut faire table rase. Pardonner dans une certaine mesure, mais cela ne veut pas dire oublier. »
Aujourd'hui, Ben Rassoul souhaite une réintégration dans la société. « Qui voudrait être oublié après tant d’années de combat, après avoir sacrifié pratiquement sa jeunesse, ses études ? Quand les efforts sont faits pour certains, les mêmes efforts doivent être faits pour les autres, de telle sorte que les enfants de ce pays soient égaux »
D'autres proches du sergent IB sont toujours en exil. Le HCR estime qu'entre 6 000 et 10 000 exilés de la crise ne rentreront jamais en Côte d'Ivoire.
« Pardonner, mais pas oublier »
Il fuit alors au Ghana pendant 6 ans. Les appels du pied du gouvernement, les garanties qu'aucune arrestation ou poursuite judiciaire n'auront lieu, ont poussé l'ancien militaire à se réinstaller.
« Personnellement, je ne me reproche rien, mais en pareille situation, il faut être très prudent. Quand il y a une situation déplorable, on peut faire table rase. Pardonner dans une certaine mesure, mais cela ne veut pas dire oublier. »
Aujourd'hui, Ben Rassoul souhaite une réintégration dans la société. « Qui voudrait être oublié après tant d’années de combat, après avoir sacrifié pratiquement sa jeunesse, ses études ? Quand les efforts sont faits pour certains, les mêmes efforts doivent être faits pour les autres, de telle sorte que les enfants de ce pays soient égaux »
D'autres proches du sergent IB sont toujours en exil. Le HCR estime qu'entre 6 000 et 10 000 exilés de la crise ne rentreront jamais en Côte d'Ivoire.