En Côte d’Ivoire, le procureur de la République a requis cinq ans de prison ferme contre Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition malien, poursuivi pour « offense au chef de l’État » ivoirien et « diffusion d’expressions outrageantes par internet ». Il avait été interpellé et placé sous mandat de dépôt en juillet dernier, à l’issue d’un séjour privé dans le pays.
La justice en Côte d'Ivoire reproche à Mahamadou Hawa Gassama des propos tenus en 2022. Notamment, une déclaration dans laquelle ce responsable du Conseil national de transition (CNT) malien affirme que « le président ivoirien est l’ennemi du Mali ».
Boubou bleu foncé, aux côtés de son interprète, Mahamadou Hawa Gassama reconnaît immédiatement les faits. « J’ai reconnu les vidéos, j’assume », dit-il. « Je demande des excuses à mon grand frère Alassane Ouattara et à tous les Ivoiriens », ajoute ce responsable politique.
La décision du juge « sera scrutée à Bamako »
Des excuses que le procureur juge « tardives » et « inacceptables pour une personne de son rang ». Le Parquet rappelle avoir mené une campagne de sensibilisation pour que les citoyens tiennent des propos responsables sur les réseaux sociaux. Le procureur requiert cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende.
« Son repentir n’est pas tardif », répond un avocat de la défense, qui appelle à la clémence. Maître Ismaïla Konaté s’est dit surpris face à la lourdeur de la peine requise, rappelant que la décision du juge « sera scrutée à Bamako et fera du bruit ».
L’affaire a été mise en délibéré au 30 janvier prochain.
La justice en Côte d'Ivoire reproche à Mahamadou Hawa Gassama des propos tenus en 2022. Notamment, une déclaration dans laquelle ce responsable du Conseil national de transition (CNT) malien affirme que « le président ivoirien est l’ennemi du Mali ».
Boubou bleu foncé, aux côtés de son interprète, Mahamadou Hawa Gassama reconnaît immédiatement les faits. « J’ai reconnu les vidéos, j’assume », dit-il. « Je demande des excuses à mon grand frère Alassane Ouattara et à tous les Ivoiriens », ajoute ce responsable politique.
La décision du juge « sera scrutée à Bamako »
Des excuses que le procureur juge « tardives » et « inacceptables pour une personne de son rang ». Le Parquet rappelle avoir mené une campagne de sensibilisation pour que les citoyens tiennent des propos responsables sur les réseaux sociaux. Le procureur requiert cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende.
« Son repentir n’est pas tardif », répond un avocat de la défense, qui appelle à la clémence. Maître Ismaïla Konaté s’est dit surpris face à la lourdeur de la peine requise, rappelant que la décision du juge « sera scrutée à Bamako et fera du bruit ».
L’affaire a été mise en délibéré au 30 janvier prochain.