Premier accusé face aux juges : un trentenaire, crâne chauve, installé en Côte d'Ivoire depuis 2006. Il se présente en français au président. « Je suis planteur d’hévéa, avec mon grand-père, à Aboisso. » La ville est au sud-est, à plus de 11 heures de route de Kafolo. Alors que fait-il devant la Cour ? « J’ai été arrêté à Bondoukou, j’allais voir mon frère. » Pourquoi demande le président ? « J’ai dit que j’étais burkinabè. »
Bondoukou, c’est à l’est. Le principal accusé, Ali Sidibé, y a aussi été arrêté le 20 juin 2020 alors qu’il tentait de rallier le Burkina Faso, après être passé par Dabakala et Bouaké.
Les deux hommes se trouvaient-ils dans le même véhicule ce soir-là ? À la barre, les co-accusés assurent ne pas se connaître. Le deuxième interrogé est un éleveur aux cheveux blancs, l'un des doyens de la communauté peule de Bouna. A-t-il hébergé des assaillants de Kafolo dans son parc à bétail ? Le sexagénaire se défend : « Non, je n'en suis pas le propriétaire. » Le procureur l’attaque : « Un autre accusé cite votre nom… D’après l’enquête, vous avez appelé des terroristes identifiés par les renseignements ivoiriens. » « Vous avez le détail des conversations ? », interpelle l’un des avocats. « Nous avons les factures détaillées », précise le procureur.
Report sine die
Les débats en resteront là : l'absence d'un des avocats de la défense n'ayant pas permis de poursuivre les interrogatoires, une demi-douzaine d'accusés doivent encore être entendus, ainsi que des témoins, avant le réquisitoire et les plaidoiries. Les zones d’ombres persistent quant à elles. Le procès des attaques de Kafolo se poursuivra dans les semaines à venir.
Le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris le 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ».
Bondoukou, c’est à l’est. Le principal accusé, Ali Sidibé, y a aussi été arrêté le 20 juin 2020 alors qu’il tentait de rallier le Burkina Faso, après être passé par Dabakala et Bouaké.
Les deux hommes se trouvaient-ils dans le même véhicule ce soir-là ? À la barre, les co-accusés assurent ne pas se connaître. Le deuxième interrogé est un éleveur aux cheveux blancs, l'un des doyens de la communauté peule de Bouna. A-t-il hébergé des assaillants de Kafolo dans son parc à bétail ? Le sexagénaire se défend : « Non, je n'en suis pas le propriétaire. » Le procureur l’attaque : « Un autre accusé cite votre nom… D’après l’enquête, vous avez appelé des terroristes identifiés par les renseignements ivoiriens. » « Vous avez le détail des conversations ? », interpelle l’un des avocats. « Nous avons les factures détaillées », précise le procureur.
Report sine die
Les débats en resteront là : l'absence d'un des avocats de la défense n'ayant pas permis de poursuivre les interrogatoires, une demi-douzaine d'accusés doivent encore être entendus, ainsi que des témoins, avant le réquisitoire et les plaidoiries. Les zones d’ombres persistent quant à elles. Le procès des attaques de Kafolo se poursuivra dans les semaines à venir.
Le procès des attaques survenues contre un poste de contrôle à Kafolo, en juin 2020, a repris le 5 janvier. Quatorze militaires y avaient perdu la vie. Quarante-cinq prévenus sont poursuivis par la Chambre anti-terroriste pour, notamment, « actes terroristes ».