À l'approche de la Coupe du Monde 2026, l'effervescence de la communauté sénégalaise de New York est assombrie par de sévères restrictions migratoires. Alors que les Lions de la Teranga doivent affronter la France au MetLife Stadium en juin prochain, le durcissement des critères d'obtention du visa B-2 empêche de nombreux fans de faire venir leurs proches pour cet événement historique. Dans un reportage réalisé par les étudiants du NYCity News Service, la diaspora sénégalaise décrit comment les mesures décrétées en décembre 2025 par l'administration Trump a suspendu les visas pour la majorité des supporters.
Dans les bureaux de l'Association sénégalaise de New York, l'assistant juridique Mamadou Drame témoigne de la détresse de ses compatriotes face à un système opaque. « Les familles essaient simplement d’être réunies… cela fait partie de notre identité, et maintenant, même les citoyens américains de première génération ne peuvent plus faire venir leurs proches pour célébrer ensemble », confie-t-il. Cette incertitude gagne également les lieux de sociabilité. Le propriétaire du restaurant Ponty Bistro, le chef Elhadji Cissé, note que les discussions ont basculé du sport vers la survie administrative : « Les gens s’inquiètent des retards de visa et des changements de politique... Certains se demandent même s’il est prudent de faire des allers-retours. »
Face à la menace d'un boycott des matchs, la FIFA a tenté de réagir en lançant le « FIFA Pass », un programme censé accélérer les rendez-vous de visa pour les détenteurs de billets vérifiés. Toutefois, cette mesure n'offre aucune garantie d'entrée sur le territoire américain, laissant la communauté dans le doute, particulièrement après les récentes tensions sécuritaires au Texas impliquant un Sénégalais. «Cela ne fait qu'aggraver notre situation en matière d'immigration», déplore l'étudiante Marie Niang.
Malgré ce contexte pesant, les New-Yorkais d'origine sénégalaise assurent que leur passion pour le ballon rond survivra, même s’ils doivent suivre les matchs dans leur salon.
Dans les bureaux de l'Association sénégalaise de New York, l'assistant juridique Mamadou Drame témoigne de la détresse de ses compatriotes face à un système opaque. « Les familles essaient simplement d’être réunies… cela fait partie de notre identité, et maintenant, même les citoyens américains de première génération ne peuvent plus faire venir leurs proches pour célébrer ensemble », confie-t-il. Cette incertitude gagne également les lieux de sociabilité. Le propriétaire du restaurant Ponty Bistro, le chef Elhadji Cissé, note que les discussions ont basculé du sport vers la survie administrative : « Les gens s’inquiètent des retards de visa et des changements de politique... Certains se demandent même s’il est prudent de faire des allers-retours. »
Face à la menace d'un boycott des matchs, la FIFA a tenté de réagir en lançant le « FIFA Pass », un programme censé accélérer les rendez-vous de visa pour les détenteurs de billets vérifiés. Toutefois, cette mesure n'offre aucune garantie d'entrée sur le territoire américain, laissant la communauté dans le doute, particulièrement après les récentes tensions sécuritaires au Texas impliquant un Sénégalais. «Cela ne fait qu'aggraver notre situation en matière d'immigration», déplore l'étudiante Marie Niang.
Malgré ce contexte pesant, les New-Yorkais d'origine sénégalaise assurent que leur passion pour le ballon rond survivra, même s’ils doivent suivre les matchs dans leur salon.