Il faut d’abord entrer en terre Sérère, longer un bras sinueux du delta du Saloum, traverser la forêt de Samba Dia, avant de découvrir, à 200 km au sud-est de Dakar, niché dans un luxurieux bras de mer, le village de Djilor, royaume d’enfance du poète et premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. Dans ce village où il fait bon vivre et aux habitants accrochés à la tradition, c’est comme si le coronavirus était un vieux souvenir. et pourtant, lorsque la pandémie avait fait ses premières victimes, la population de Djilor Djidiack avait décidé de faire respecter toutes les mesures barrières édictées par les autorités pour éviter qu’un seul cas de Covid-19 ne soit déclaré dans le village.
Des mesures avaient même été prises allant dans le sens d’interdire aux ressortissants de revenir au village. Une consigne qui avait été respectée à la lettre. mais depuis quelques semaines, c’est le relâchement total dans ce village où la solidarité, l’entraide, le respect de la personne, la dignité... ont pris le dessus sur la maladie. Ce qui fait que la population, qui dit avoir foi en Dieu, ne se soucie plus de la maladie. Bien que le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, ait appelé les Sénégalais à éviter les voyages entre régions, les déplacements ont été importants lors de la Tabaski, cette fête étant un moment privilégié de retrouvailles familiales. L’occasion notamment pour ceux qui résident dans la capitale de retourner dans leurs villages d’origine.
Partagés entre l’importance sociale de cette célébration et la réalité sanitaire du pays, ils ont dû composer avec la situation. une tradition a cependant été pleinement respectée à Djilor Djidiack où, une fois le mouton égorgé et découpé, une large part a été conservée pour être distribuée aux plus démunis, ainsi qu’à l’entourage, notamment aux chrétiens. interrogé sur le non-respect des recommandations du ministre de la Santé, un jeune du village répond : « beaucoup de personnes, comme moi, sont restées très longtemps sans venir près de leurs familles. Et encore, Djilor a une particularité par rapport à Dakar parce qu’on ne sent pas la présence de la pandémie ». Malgré tout, notre interlocuteur pense que l’état doit nous dire la vérité sur la maladie. C’est aussi ce que pense la dame Baffou, une mère de famille qui vit du commerce. « C’est très dur pour nous qui avons des gargotes, mais c’est la volonté divine et Dieu merci pour les grâces. Même si le pays vit des moments très difficiles de son histoire, cela n’a pas empêché les Sénégalais de passer une très bonne fête de Tabaski », dit-elle tout en doutant de la réalité de la pandémie au Sénégal.
Comme cette dame, beaucoup de jeunes de la commune de Djilor continuent de penser que le virus est une invention du gouvernement. Ce qui fait que rares sont ceux qui portent des masques ou qui respectent les règles sanitaires édictées par les autorités. A Djilor, on vit comme si la pandémie avait été vaincue alors que monstre est toujours là, invisible mais terriblement meurtrier.
Le Témoin
Des mesures avaient même été prises allant dans le sens d’interdire aux ressortissants de revenir au village. Une consigne qui avait été respectée à la lettre. mais depuis quelques semaines, c’est le relâchement total dans ce village où la solidarité, l’entraide, le respect de la personne, la dignité... ont pris le dessus sur la maladie. Ce qui fait que la population, qui dit avoir foi en Dieu, ne se soucie plus de la maladie. Bien que le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, ait appelé les Sénégalais à éviter les voyages entre régions, les déplacements ont été importants lors de la Tabaski, cette fête étant un moment privilégié de retrouvailles familiales. L’occasion notamment pour ceux qui résident dans la capitale de retourner dans leurs villages d’origine.
Partagés entre l’importance sociale de cette célébration et la réalité sanitaire du pays, ils ont dû composer avec la situation. une tradition a cependant été pleinement respectée à Djilor Djidiack où, une fois le mouton égorgé et découpé, une large part a été conservée pour être distribuée aux plus démunis, ainsi qu’à l’entourage, notamment aux chrétiens. interrogé sur le non-respect des recommandations du ministre de la Santé, un jeune du village répond : « beaucoup de personnes, comme moi, sont restées très longtemps sans venir près de leurs familles. Et encore, Djilor a une particularité par rapport à Dakar parce qu’on ne sent pas la présence de la pandémie ». Malgré tout, notre interlocuteur pense que l’état doit nous dire la vérité sur la maladie. C’est aussi ce que pense la dame Baffou, une mère de famille qui vit du commerce. « C’est très dur pour nous qui avons des gargotes, mais c’est la volonté divine et Dieu merci pour les grâces. Même si le pays vit des moments très difficiles de son histoire, cela n’a pas empêché les Sénégalais de passer une très bonne fête de Tabaski », dit-elle tout en doutant de la réalité de la pandémie au Sénégal.
Comme cette dame, beaucoup de jeunes de la commune de Djilor continuent de penser que le virus est une invention du gouvernement. Ce qui fait que rares sont ceux qui portent des masques ou qui respectent les règles sanitaires édictées par les autorités. A Djilor, on vit comme si la pandémie avait été vaincue alors que monstre est toujours là, invisible mais terriblement meurtrier.
Le Témoin