L’analyse du professeur Oumar Aktouf sur la crise des valeurs dans l’éducation et dans la société met en lumière une question fondamentale, mais laisse, selon Khaly Adama Ndour, un déficit de réponses concrètes face aux bouleversements économiques et technologiques en cours.
Dans un commentaire consacré à la réflexion du professeur Aktouf, Khaly Adama Ndour salue la dimension profondément humaniste de son analyse tout en estimant que celle-ci demeure marquée par une forme de nostalgie sociale. Pour lui, la crise actuelle ne peut plus être comprise uniquement à travers les mutations de l’éducation ou l’évolution des valeurs collectives.
De l’économie réelle à l’économie financière
Selon l’auteur, l’une des transformations majeures de la société contemporaine réside dans le recul progressif de l’économie réelle au profit de l’économie financière. Cette évolution aurait également profondément modifié les choix individuels et les rapports sociaux.
Khaly Adama Ndour estime notamment que les femmes sont elles aussi de plus en plus conduites à privilégier des choix liés à l’employabilité, dans un environnement où les impératifs économiques occupent une place croissante.
Il décrit ainsi une nouvelle hiérarchie des valeurs dans laquelle la pensée, la consommation et l’accumulation ne jouent plus le même rôle. « Ceux qui pensent encombrent ; ceux qui dépensent font de l’ombre ; ceux qui accumulent cumulent », écrit-il, pour illustrer ce qu’il considère comme un déplacement profond des priorités sociales.
La science face à une nouvelle rupture
Pour l’auteur, cette évolution pourrait annoncer une crise encore plus profonde : celle du rapport de la société à la science et au savoir.
« En vérité, c’est peut-être la mort de la science qui se dessine », affirme-t-il, tout en considérant que les bouleversements actuels ne constituent que le début d’une transformation beaucoup plus vaste.
Cette perspective prend une dimension particulière avec l’essor des superintelligences et de l’intelligence artificielle. Khaly Adama Ndour estime que leur avènement obligera les sociétés à repenser en profondeur leur organisation.
À défaut d’une telle réflexion, prévient-il, le risque ne serait pas seulement économique. Il pourrait s’agir d’une véritable « décadence du sens social », c’est-à-dire d’une perte progressive des repères permettant de donner une finalité collective au développement technologique et matériel.
Repenser la place de l’homme
Au-delà de la production, de la possession et de la consommation, Khaly Adama Ndour déplace finalement le débat vers une question plus fondamentale : celle de la signification de l’être humain dans une société transformée par la finance, la technologie et les superintelligences.
Pour lui, l’enjeu de l’avenir ne consiste donc plus uniquement à déterminer ce que l’homme produit, possède ou consomme, mais à s’interroger sur ce qu’il représente et sur le sens qu’il donne à son existence collective.
Une interrogation qui résume, selon l’auteur, le cœur du débat : « L’essence est dans le sens. »
Dans un commentaire consacré à la réflexion du professeur Aktouf, Khaly Adama Ndour salue la dimension profondément humaniste de son analyse tout en estimant que celle-ci demeure marquée par une forme de nostalgie sociale. Pour lui, la crise actuelle ne peut plus être comprise uniquement à travers les mutations de l’éducation ou l’évolution des valeurs collectives.
De l’économie réelle à l’économie financière
Selon l’auteur, l’une des transformations majeures de la société contemporaine réside dans le recul progressif de l’économie réelle au profit de l’économie financière. Cette évolution aurait également profondément modifié les choix individuels et les rapports sociaux.
Khaly Adama Ndour estime notamment que les femmes sont elles aussi de plus en plus conduites à privilégier des choix liés à l’employabilité, dans un environnement où les impératifs économiques occupent une place croissante.
Il décrit ainsi une nouvelle hiérarchie des valeurs dans laquelle la pensée, la consommation et l’accumulation ne jouent plus le même rôle. « Ceux qui pensent encombrent ; ceux qui dépensent font de l’ombre ; ceux qui accumulent cumulent », écrit-il, pour illustrer ce qu’il considère comme un déplacement profond des priorités sociales.
La science face à une nouvelle rupture
Pour l’auteur, cette évolution pourrait annoncer une crise encore plus profonde : celle du rapport de la société à la science et au savoir.
« En vérité, c’est peut-être la mort de la science qui se dessine », affirme-t-il, tout en considérant que les bouleversements actuels ne constituent que le début d’une transformation beaucoup plus vaste.
Cette perspective prend une dimension particulière avec l’essor des superintelligences et de l’intelligence artificielle. Khaly Adama Ndour estime que leur avènement obligera les sociétés à repenser en profondeur leur organisation.
À défaut d’une telle réflexion, prévient-il, le risque ne serait pas seulement économique. Il pourrait s’agir d’une véritable « décadence du sens social », c’est-à-dire d’une perte progressive des repères permettant de donner une finalité collective au développement technologique et matériel.
Repenser la place de l’homme
Au-delà de la production, de la possession et de la consommation, Khaly Adama Ndour déplace finalement le débat vers une question plus fondamentale : celle de la signification de l’être humain dans une société transformée par la finance, la technologie et les superintelligences.
Pour lui, l’enjeu de l’avenir ne consiste donc plus uniquement à déterminer ce que l’homme produit, possède ou consomme, mais à s’interroger sur ce qu’il représente et sur le sens qu’il donne à son existence collective.
Une interrogation qui résume, selon l’auteur, le cœur du débat : « L’essence est dans le sens. »