Devant les militants réunis en nombre à la Dakar Arena, le leader de PASTEF, Ousmane Sonko, a livré un discours centré sur la fidélité, la reconnaissance et la gestion du pouvoir. S'adressant directement à la base qu'il qualifie de force motrice du parti, il a fermement exclu toute idée de trahison en déclarant : « Je ne trahirai jamais les militants que vous êtes ». Saluant l'engagement des Patriotes qui suscite l'admiration et l'envie des adversaires, il a rappelé que ce que ces derniers peinent à accepter, c'est « cette volonté commune de faire avancer le pays ».
Face aux nombreuses compétences qui composent le mouvement, il s'est positionné avec humilité en affirmant : « Beaucoup d'entre vous ont un meilleur parcours, de meilleures idées et de meilleurs profils. Mais vous avez choisi de me faire confiance. Je suis donc votre serviteur ».
Ousmane Sonko a profité de cette tribune pour marquer sa rupture avec l'exercice traditionnel de l'autorité, guidé par des principes moraux stricts : « Ma dignité, ma religion, mon éducation et mes valeurs ne connaissent pas la trahison ». Affirmant mesurer pleinement la portée de la confiance placée en lui, il a fustigé l'arrogance de certains dirigeants en précisant, « Je n'ai pas la même lecture du pouvoir que certains. Il existe des personnes qui, une fois élues, regardent les autres de travers et se croient au centre de tout. Ce n'est pas mon cas ».
Évoquant enfin la vie interne de l'organisation, le leader de PASTEF est revenu sur les récentes tensions et divergences qu'il avait anticipées : « Quand j'ai commencé à souligner certaines divergences au sein du parti, on disait que j'étais pressé. Pourtant, j'avais parlé d'un avant, d'un pendant et d'un après novembre-décembre ».
« Il n’arrivera jamais le jour où je trahirai le projet. Une personne loyale ne doit pas trahir sa parole. Sur les principes du parti, jamais je ne m’opposerai à quelqu’un. Si cela arrive, c’est ce que cette personne aura fauté face à moi », a-t-il déclaré devant ses partisans.