Décès de François Mancabou et d’Idrissa Goudiaby : " Tous ces morts sont des signes de la maladie de notre démocratie", estime le CUDIS



Le Secrétaire général du Cadre unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS)  a déploré la mort de François Mancabou, membre supposé appartenir de ce que l’Etat appelle la « Force spéciale », décédé dans les liens de la détention et de celle d’Idrissa Goudiaby, tué à Ziguinchor lors de la manifestation du 17 juin dernier de Yewwi Askan Wi. Dr Cheikh Gueye a regretté, à l’émission Jury du dimanche (Jdd), dont il était l’invité ce 24 juillet, que « la démocratie sénégalaise génère autant de mort ». 

« Il n’est pas normal qu’on accepte que cela rentre dans la normalité d’avoir un pays qui se dit une vitrine démocratique et qui compte ses morts à chaque campagne électorale, à chaque manifestation, à chaque campagne », a regretté Dr Cheikh Gueye qui considère que « la démocratie ne doit pas générer des morts. Mais, elle doit empêcher des morts ».

Par conséquent, a estimé le Sg du CUDIS, « Nous ne devons pas accepter que ça rentre dans la normalité». Il est d’avis qu’il faut un nouveau départ pour « notre démocratie ». 

« Depuis 1993 avec ce consensus dans la gestion électorale et globalement depuis l’Indépendance, on a toujours vu des manifestations de la maladie de notre démocratie : un président qui emprisonne son principal opposant, des partis politiques qui se multiplient à l’infini », a-t-il déclaré. Pour lui, « toutes ces manifestions y compris les morts sont des signes de la maladie de notre démocratie qu’il  faudra réinventer».

Dr Cheikh Gueye dit espérer que "justice se fera".

Aminata Diouf (Red chef)

Dimanche 24 Juillet 2022 14:38


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