Décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ : l’ONDH appelle à une résolution pacifique et urgente du conflit à l'UCAD



Face à la crise qui secoue l’université sénégalaise et après le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Bâ, l’Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) appelle à une résolution pacifique et urgente du conflit. Dans un communiqué publié le 12 février 2026, l’ONDH interpelle l’État et les étudiants pour privilégier le dialogue et préserver la paix sociale.
 
L’Organisation Nationale des Droits de l’Homme (ONDH) a exprimé sa vive inquiétude face à la crise qui secoue actuellement l’université sénégalaise. L’organisation a présenté ses condoléances à la famille d’Abdoulaye Bâ, étudiant en deuxième année de médecine dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, décédé dans des circonstances tragiques liées aux tensions autour des bourses estudiantines. 
 
 L’organisation des droits humains condamne fermement ce drame et déplore qu’un contexte économique difficile ait pu conduire à une telle issue. Elle rappelle son attachement au respect des droits et libertés fondamentaux, ainsi qu’à la préservation des franchises universitaires, tout en rejetant le recours à la violence, quelle qu’en soit l’origine.  Des recommandations à l’État
 
Un appel à la responsabilité des étudiants
 
 Dans son communiqué, l’ONDH invite les autorités à : 

- faire toute la lumière sur le décès d’Abdoulaye Bâ et les autres victimes à travers une enquête indépendante et impartiale ; 
- sanctuariser l’espace universitaire et le campus social comme lieux de dialogue et non de confrontation violente ; 
- reprendre rapidement les enseignements afin de garantir le droit à l’éducation, malgré les retards accumulés ; 
- assurer un paiement diligent et effectif des bourses ; 
- mettre en œuvre des mesures urgentes pour stabiliser les années universitaires, avant d’engager des réformes concertées dans l’intérêt supérieur de la Nation. 
 
 L’organisation exhorte également les étudiants à privilégier des méthodes pacifiques pour défendre leurs droits et à maintenir un dialogue constructif avec l’État afin de parvenir à une solution durable.  Convaincue que seule une résolution pacifique permettra de préserver la paix sociale et l’État de droit, l’ONDH insiste sur l’urgence d’une action concertée entre toutes les parties prenantes. 

Moussa Ndongo

Jeudi 12 Février 2026 22:05


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