À la rue 15, angle 10, à Médina, le décor est inhabituel. Des briques jonchent encore le sol et certaines devantures portent les stigmates des démolitions. Derrière les murs endommagés, des commerçants tentent tant bien que mal de poursuivre leurs activités.
Dans son atelier de couture, Hamadou Thiam revient sur une scène qu’il dit avoir vécue avec beaucoup de difficulté. Selon lui, les occupants n’ont pas été suffisamment avertis avant l’intervention.
« C’est vraiment difficile. On ne nous a pas prévenus. Ils sont venus et ont commencé à démolir la semaine passée. La devanture, c’est vraiment difficile », déplore-t-il.
Le couturier affirme ne pas contester la volonté des autorités d’améliorer l’image de Dakar en perspective des JOJ. Il regrette toutefois l’absence d’information préalable et d’accompagnement.
“Il fallait nous avertir”
« On ne nous a pas prévenus, ni d'indemnités ni rien. Ils sont venus comme ça et c’est difficile », souligne t-il.
Hamadou Thiam dit comprendre les objectifs liés à l’organisation des JOJ 2026. « On nous a dit que c’était dans le cadre des JOJ 2026. Nous sommes d’accord pour mettre notre pays en ordre et le rendre présentable, mais au moins, il fallait nous avertir. Ça fait mal de voir démolir quelque chose pour lequel on a dépensé de l’argent », déclare t-il.
À quelques pas de là, El Hadji Diouf, patron d’un atelier, raconte lui aussi sa désillusion. Arrivé sur les lieux après les opérations, il découvre une partie de son espace détruite.
« C’est difficile. On est venus du jour au lendemain et ils ont démoli. C’est dur. Ils ne nous ont guère avertis et ça fait vraiment mal », témoigne-t-il.
Selon lui, les conséquences dépassent la simple perte d’une devanture. Il évoque notamment une voisine qui vendait de la nourriture et dont l’espace aurait également été démoli.
« Il y a des situations pires que la nôtre. Pour nous, c’est la devanture, mais ici, à côté, il y a une femme qui vendait à manger et sa place a été démolie. Mon voisin, quand ils ont démoli, il était même parti se laver ».
El Hadji Diouf affirme pourtant avoir déjà accepté par le passé de modifier une partie de son installation à la demande des autorités.
« Un jour, on m’avait demandé de diminuer une partie, je l’ai fait. Mais cette fois-ci, rien du tout. Et le pire, c’est qu’ils ont laissé les briques ici. Ça fait vraiment mal ».
La question de la sécurité constitue une autre source d’inquiétude. Avec une porte en moins, le responsable de l’atelier affirme craindre davantage les cambriolages.
« La sécurité, c’est un problème. Je n’ai plus la même sécurité. J’avais deux portes, maintenant il n’en reste qu’une. Parfois, je reste jusqu’à deux heures du matin pour surveiller parce qu’ici, il y a des cambrioleurs », explique-t-il.
Dans son atelier, les machines représentent une importante valeur financière. Il affirme notamment posséder une machine estimée à environ 700 000 francs CFA et plusieurs autres d’une valeur de près de 200 000 francs CFA chacune.
Demande d’accompagnement
À cela s’ajoute, selon lui, l’argent investi dans l’aménagement de la boutique.
« J’ai dépensé 300 000 francs CFA pour la vitrine et elle a été démolie. Ça fait vraiment mal. ».
El Hadji Diouf dit également avoir payé régulièrement pour l’occupation de son emplacement. Il affirme avoir versé 21 000 francs CFA tous les trois mois et s’être rendu à la mairie de Médina pour tenter d’obtenir des explications.
Malgré ces difficultés, les commerçants disent ne pas être opposés aux préparatifs des JOJ. Leur principale demande reste l’accompagnement et la prise en compte de leur situation.
Modou Samb, un autre occupant d' un atelier de vêtements, résume le sentiment qui domine sur les lieux : « C’est difficile. On n’est plus en sécurité. On nous a fait de la peine sans avertissement ni rien. Je me lavais et je suis venu voir ça. C’est vraiment difficile. »
Il appelle les autorités à faire preuve de compréhension envers les personnes touchées.
Selon les informations rapportées par les occupants, les opérations seraient liées aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 et auraient été organisées sous l’autorité du préfet de Dakar. Certains disent également avoir constaté que toutes les places n’ont pas été touchées de la même manière.
À Médina, les débris laissés sur place témoignent encore de l’opération. Derrière ces briques et ces devantures éventrées, ce sont surtout des investissements, des années de travail et des moyens de subsistance que les commerçants disent voir fragilisés.
Pour eux, le message est clair : ils comprennent la nécessité de préparer Dakar pour accueillir les JOJ, mais demandent que cette transformation de la ville ne se fasse pas au détriment de ceux qui y travaillent chaque jour.
Dans son atelier de couture, Hamadou Thiam revient sur une scène qu’il dit avoir vécue avec beaucoup de difficulté. Selon lui, les occupants n’ont pas été suffisamment avertis avant l’intervention.
« C’est vraiment difficile. On ne nous a pas prévenus. Ils sont venus et ont commencé à démolir la semaine passée. La devanture, c’est vraiment difficile », déplore-t-il.
Le couturier affirme ne pas contester la volonté des autorités d’améliorer l’image de Dakar en perspective des JOJ. Il regrette toutefois l’absence d’information préalable et d’accompagnement.
“Il fallait nous avertir”
« On ne nous a pas prévenus, ni d'indemnités ni rien. Ils sont venus comme ça et c’est difficile », souligne t-il.
Hamadou Thiam dit comprendre les objectifs liés à l’organisation des JOJ 2026. « On nous a dit que c’était dans le cadre des JOJ 2026. Nous sommes d’accord pour mettre notre pays en ordre et le rendre présentable, mais au moins, il fallait nous avertir. Ça fait mal de voir démolir quelque chose pour lequel on a dépensé de l’argent », déclare t-il.
À quelques pas de là, El Hadji Diouf, patron d’un atelier, raconte lui aussi sa désillusion. Arrivé sur les lieux après les opérations, il découvre une partie de son espace détruite.
« C’est difficile. On est venus du jour au lendemain et ils ont démoli. C’est dur. Ils ne nous ont guère avertis et ça fait vraiment mal », témoigne-t-il.
Selon lui, les conséquences dépassent la simple perte d’une devanture. Il évoque notamment une voisine qui vendait de la nourriture et dont l’espace aurait également été démoli.
« Il y a des situations pires que la nôtre. Pour nous, c’est la devanture, mais ici, à côté, il y a une femme qui vendait à manger et sa place a été démolie. Mon voisin, quand ils ont démoli, il était même parti se laver ».
El Hadji Diouf affirme pourtant avoir déjà accepté par le passé de modifier une partie de son installation à la demande des autorités.
« Un jour, on m’avait demandé de diminuer une partie, je l’ai fait. Mais cette fois-ci, rien du tout. Et le pire, c’est qu’ils ont laissé les briques ici. Ça fait vraiment mal ».
La question de la sécurité constitue une autre source d’inquiétude. Avec une porte en moins, le responsable de l’atelier affirme craindre davantage les cambriolages.
« La sécurité, c’est un problème. Je n’ai plus la même sécurité. J’avais deux portes, maintenant il n’en reste qu’une. Parfois, je reste jusqu’à deux heures du matin pour surveiller parce qu’ici, il y a des cambrioleurs », explique-t-il.
Dans son atelier, les machines représentent une importante valeur financière. Il affirme notamment posséder une machine estimée à environ 700 000 francs CFA et plusieurs autres d’une valeur de près de 200 000 francs CFA chacune.
Demande d’accompagnement
À cela s’ajoute, selon lui, l’argent investi dans l’aménagement de la boutique.
« J’ai dépensé 300 000 francs CFA pour la vitrine et elle a été démolie. Ça fait vraiment mal. ».
El Hadji Diouf dit également avoir payé régulièrement pour l’occupation de son emplacement. Il affirme avoir versé 21 000 francs CFA tous les trois mois et s’être rendu à la mairie de Médina pour tenter d’obtenir des explications.
Malgré ces difficultés, les commerçants disent ne pas être opposés aux préparatifs des JOJ. Leur principale demande reste l’accompagnement et la prise en compte de leur situation.
Modou Samb, un autre occupant d' un atelier de vêtements, résume le sentiment qui domine sur les lieux : « C’est difficile. On n’est plus en sécurité. On nous a fait de la peine sans avertissement ni rien. Je me lavais et je suis venu voir ça. C’est vraiment difficile. »
Il appelle les autorités à faire preuve de compréhension envers les personnes touchées.
Selon les informations rapportées par les occupants, les opérations seraient liées aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 et auraient été organisées sous l’autorité du préfet de Dakar. Certains disent également avoir constaté que toutes les places n’ont pas été touchées de la même manière.
À Médina, les débris laissés sur place témoignent encore de l’opération. Derrière ces briques et ces devantures éventrées, ce sont surtout des investissements, des années de travail et des moyens de subsistance que les commerçants disent voir fragilisés.
Pour eux, le message est clair : ils comprennent la nécessité de préparer Dakar pour accueillir les JOJ, mais demandent que cette transformation de la ville ne se fasse pas au détriment de ceux qui y travaillent chaque jour.