Dans un article publié sur Consortium News le 28 mars 2026, l'historien et journaliste indien, Vijay Prashad analyse la crise financière profonde qui frappe le Sénégal. Il révèle que le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye doit faire face à une dette publique contractée sous l'administration précédente.
Selon l'auteur, le modèle de développement actuel, «subordonné aux financements extérieurs», a atteint ses limites structurelles, plaçant le pays devant un choix existentiel entre l'austérité drastique imposée par le FMI et la quête d'une souveraineté économique réelle.
Pour sortir de l'impasse, Prashad détaille huit « alternatives possibles au régime d'austérité de la dette pilotée par le FMI ». Il suggère notamment l'instauration d'un « moratoire temporaire sur la dette et un audit public » pour identifier les créances illégitimes, ainsi que la création d'un « cadre de règlement de la dette Sud-Sud » incluant la Chine et la France pour négocier hors des conditionnalités habituelles. L'auteur préconise également une « solidarité financière africaine » via des institutions comme Afreximbank et l'adhésion à la Nouvelle Banque de Développement des BRICS pour diversifier les sources de financement et protéger les secteurs stratégiques.
L'analyse met enfin l'accent sur la transformation structurelle de l'économie sénégalaise. Prashad propose de «transformer la dette en investissement productif», particulièrement avec les créanciers chinois, et de garantir une « utilisation souveraine des revenus des hydrocarbures » pour alimenter un fonds souverain plutôt que de servir uniquement au remboursement des créanciers.
En appelant à la formation d'un « bloc africain contre la dette », il soutient que le Sénégal doit rejeter une stabilité budgétaire qui conduit à une « stagnation perpétuelle » pour privilégier une trajectoire où le développement devient le véritable « principe directeur de la politique économique ».
Selon l'auteur, le modèle de développement actuel, «subordonné aux financements extérieurs», a atteint ses limites structurelles, plaçant le pays devant un choix existentiel entre l'austérité drastique imposée par le FMI et la quête d'une souveraineté économique réelle.
Pour sortir de l'impasse, Prashad détaille huit « alternatives possibles au régime d'austérité de la dette pilotée par le FMI ». Il suggère notamment l'instauration d'un « moratoire temporaire sur la dette et un audit public » pour identifier les créances illégitimes, ainsi que la création d'un « cadre de règlement de la dette Sud-Sud » incluant la Chine et la France pour négocier hors des conditionnalités habituelles. L'auteur préconise également une « solidarité financière africaine » via des institutions comme Afreximbank et l'adhésion à la Nouvelle Banque de Développement des BRICS pour diversifier les sources de financement et protéger les secteurs stratégiques.
L'analyse met enfin l'accent sur la transformation structurelle de l'économie sénégalaise. Prashad propose de «transformer la dette en investissement productif», particulièrement avec les créanciers chinois, et de garantir une « utilisation souveraine des revenus des hydrocarbures » pour alimenter un fonds souverain plutôt que de servir uniquement au remboursement des créanciers.
En appelant à la formation d'un « bloc africain contre la dette », il soutient que le Sénégal doit rejeter une stabilité budgétaire qui conduit à une « stagnation perpétuelle » pour privilégier une trajectoire où le développement devient le véritable « principe directeur de la politique économique ».