C’est le journal L’Observateur qui donne l’information, dans son édition de ce jour. Hier, jeudi 11 juin, les pensionnaires de la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Diourbel ont entamé «une grève de la faim illimitée». Ils dénoncent les longues détentions, les conditions de vie précaires, le surpeuplement carcéral (800 détenus pour 20 chambres) et les lenteurs administratifs dans le traitement de leurs dossiers. Les grévistes réclament aussi la visite du nouveau ministre de la Justice, Moussa Sarr.
Toujours selon le journal, la situation est particulièrement critique dans certaines cellules, où «plus de 68 personnes» seraient contraintes de vivre dans une même chambre. «Face aux difficultés de surpeuplement auxquelles nous faisons face depuis plusieurs années alors que beaucoup d’entre nous sont en détention depuis plus de cinq ans sans être fixés sur leur sort, nous sommes trois détenus à partager un petit matelas pour dormir toute la nuit », a pesté au bout du fil l’un des pensionnaires de la Mac.
Pour l’heure, si les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cette situation, elles avaient par le passé admis le surpeuplement carcéral et promis des mesures pour alléger la souffrance des prisonniers.
En avril 2026, l’ancienne ministre de la Justice, Yacine Fall, avait déjà évoqué des «retards alarmant» dans le traitement et le jugement de certaines affaires. «Cette situation reflète une image peu reluisante du fonctionnement de notre justice et compromet à la fois la dignité des personnes détenues, la crédibilité de l’institution judiciaire et notre conformité aux engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrits », avait-t-elle regretté.
Toujours selon le journal, la situation est particulièrement critique dans certaines cellules, où «plus de 68 personnes» seraient contraintes de vivre dans une même chambre. «Face aux difficultés de surpeuplement auxquelles nous faisons face depuis plusieurs années alors que beaucoup d’entre nous sont en détention depuis plus de cinq ans sans être fixés sur leur sort, nous sommes trois détenus à partager un petit matelas pour dormir toute la nuit », a pesté au bout du fil l’un des pensionnaires de la Mac.
Pour l’heure, si les autorités n’ont pas encore réagi officiellement à cette situation, elles avaient par le passé admis le surpeuplement carcéral et promis des mesures pour alléger la souffrance des prisonniers.
En avril 2026, l’ancienne ministre de la Justice, Yacine Fall, avait déjà évoqué des «retards alarmant» dans le traitement et le jugement de certaines affaires. «Cette situation reflète une image peu reluisante du fonctionnement de notre justice et compromet à la fois la dignité des personnes détenues, la crédibilité de l’institution judiciaire et notre conformité aux engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrits », avait-t-elle regretté.