Trois élèves originaires du village de Gatte, dans le département de Bambey, ont été condamnées lundi 12 octobre par le Tribunal des flagrants délits de Diourbel à deux ans de prison dont cinq jours ferme. Selon L’Observateur, ils ont été reconnus coupables de «distribution d'images contraires aux bonnes mœurs».
S. Diouf, A. S. Diouf et D. Diouf, toutes issues de la même famille, ont été reconnues coupables d'avoir propagé sur WhatsApp une vidéo intime de leur cousine germaine, A. Diouf, 16 ans, élève en classe de Quatrième. Les images, la montrant entièrement nue, avaient été capturées à son insu pendant son sommeil et ont circulé de téléphone en téléphone dans toute la localité. Alertée par une amie, la victime a mené ses propres vérifications avant d'identifier ses cousines, avec qui elle partageait son quotidien. Informé, son père El H. Diouf lui a demandé de saisir la gendarmerie de Bambey. Interpellées quelques heures plus tard, les trois mises en cause, placées sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel, ont reconnu les faits en garde à vue.
Des accusations contestées
A la barre, elles ont admis le partage en série via WhatsApp, tout en niant être à l'origine de l'enregistrement. S. Diouf, en classe de Cinquième, a affirmé avoir reçu la vidéo de son frère F. Diouf avant de la transmettre à une camarade. Une version contestée par sa coprévenue D. Diouf, élève en Terminale, qui a déclaré l'avoir reçue directement de S. Diouf pour ensuite la relayer à son cercle d'amies. Quant à A. Sarr Diouf, elle a indiqué l'avoir reçue d'une tierce personne avant de la partager avec une camarade de classe.
Face à ces aveux, le procureur Papa Khalil Fall a requis la stricte application de la loi. La défense, assurée par Me Cheikh Ngom, a plaidé la clémence en invoquant leur statut de délinquantes primaires et le risque qu'une lourde incarcération compromette définitivement leur scolarité et leur avenir professionnel. Le tribunal a opté pour une sanction de fermeté assortie d'un avertissement, maintenant les trois lycéennes en détention pour cinq jours ferme afin de marquer la gravité des faits de cyber-harcèlement. De son côté, la victime n'a réclamé aucune compensation financière, une décision dont le tribunal lui a donné acte.
S. Diouf, A. S. Diouf et D. Diouf, toutes issues de la même famille, ont été reconnues coupables d'avoir propagé sur WhatsApp une vidéo intime de leur cousine germaine, A. Diouf, 16 ans, élève en classe de Quatrième. Les images, la montrant entièrement nue, avaient été capturées à son insu pendant son sommeil et ont circulé de téléphone en téléphone dans toute la localité. Alertée par une amie, la victime a mené ses propres vérifications avant d'identifier ses cousines, avec qui elle partageait son quotidien. Informé, son père El H. Diouf lui a demandé de saisir la gendarmerie de Bambey. Interpellées quelques heures plus tard, les trois mises en cause, placées sous mandat de dépôt à la prison de Diourbel, ont reconnu les faits en garde à vue.
Des accusations contestées
A la barre, elles ont admis le partage en série via WhatsApp, tout en niant être à l'origine de l'enregistrement. S. Diouf, en classe de Cinquième, a affirmé avoir reçu la vidéo de son frère F. Diouf avant de la transmettre à une camarade. Une version contestée par sa coprévenue D. Diouf, élève en Terminale, qui a déclaré l'avoir reçue directement de S. Diouf pour ensuite la relayer à son cercle d'amies. Quant à A. Sarr Diouf, elle a indiqué l'avoir reçue d'une tierce personne avant de la partager avec une camarade de classe.
Face à ces aveux, le procureur Papa Khalil Fall a requis la stricte application de la loi. La défense, assurée par Me Cheikh Ngom, a plaidé la clémence en invoquant leur statut de délinquantes primaires et le risque qu'une lourde incarcération compromette définitivement leur scolarité et leur avenir professionnel. Le tribunal a opté pour une sanction de fermeté assortie d'un avertissement, maintenant les trois lycéennes en détention pour cinq jours ferme afin de marquer la gravité des faits de cyber-harcèlement. De son côté, la victime n'a réclamé aucune compensation financière, une décision dont le tribunal lui a donné acte.