Erratum : Une version précédente de cet article attribuait à tort à Maître Abdoulaye Tine la phrase « C’est un pari risqué pour le chef de l’État s’il dissout l’Assemblée nationale ». Après vérification, cette expression a été utilisée par le journaliste de RFI lors de son intervention et non par le porte-parole de la Présidence de la République. Nous présentons nos excuses à nos lecteurs et à l'intéressé.
Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence de la République, Maître Abdoulaye Tine, a estimé qu’une dissolution de l’Assemblée nationale demeure une possibilité prévue par la Constitution, même si, selon lui, le Sénégal est encore loin d’un tel scénario.
Invité de l’émission « Appel sur l’actualité » sur RFI ce mardi, il a rappelé que le fonctionnement des institutions repose sur un équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif.
« Les Sénégalais nous demandaient d’avoir une Assemblée qui fait normalement son travail de contrôle des politiques publiques et d’évaluation des politiques publiques, qui joue son rôle de contre-pouvoir », a-t-il déclaré.
Pour le porte-parole de la Présidence, cette mission de contrôle exercée par les députés ne remet nullement en cause le principe de séparation des pouvoirs. « C’est dans les scénarios possibles, donc constitutionnellement, et conformément à la séparation des pouvoirs. Entre les deux, il y a des moyens d’action réciproques », a-t-il expliqué.
En cas de crise institutionnelle ou de désaccord majeur entre le gouvernement et le Parlement, Maître Tine a indiqué que le président de la République dispose de mécanismes constitutionnels lui permettant de solliciter directement l’arbitrage du peuple.
« Dans ce cas, le président aura la possibilité, effectivement, de recourir à l’arbitrage populaire pour dire : écoutez, j’ai été élu président de la République. Le parti auquel j’appartenais, nous avons fait campagne. C’était destiné à soutenir nos visions », a-t-il affirmé.
Toutefois, il a tenu à relativiser l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale. « Pour l’instant, on est loin de ce scénario, mais c’est une possibilité juridique », a-t-il insisté.
Poursuivant son argumentaire, il a ajouté que « toutes les options doivent être sur la table parce que c’est le jeu normal de la démocratie que lorsque de pareilles circonstances se produisent, de s’en référer à l’arbitrage du peuple, le peuple souverain en démocratie ».
Cette intervention intervient dans un contexte de cohabitation institutionnelle entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ce dernier ayant affirmé qu’il ne comptait pas « bloquer le pays » depuis son poste à la tête du Parlement.
Le ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence de la République, Maître Abdoulaye Tine, a estimé qu’une dissolution de l’Assemblée nationale demeure une possibilité prévue par la Constitution, même si, selon lui, le Sénégal est encore loin d’un tel scénario.
Invité de l’émission « Appel sur l’actualité » sur RFI ce mardi, il a rappelé que le fonctionnement des institutions repose sur un équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif.
« Les Sénégalais nous demandaient d’avoir une Assemblée qui fait normalement son travail de contrôle des politiques publiques et d’évaluation des politiques publiques, qui joue son rôle de contre-pouvoir », a-t-il déclaré.
Pour le porte-parole de la Présidence, cette mission de contrôle exercée par les députés ne remet nullement en cause le principe de séparation des pouvoirs. « C’est dans les scénarios possibles, donc constitutionnellement, et conformément à la séparation des pouvoirs. Entre les deux, il y a des moyens d’action réciproques », a-t-il expliqué.
En cas de crise institutionnelle ou de désaccord majeur entre le gouvernement et le Parlement, Maître Tine a indiqué que le président de la République dispose de mécanismes constitutionnels lui permettant de solliciter directement l’arbitrage du peuple.
« Dans ce cas, le président aura la possibilité, effectivement, de recourir à l’arbitrage populaire pour dire : écoutez, j’ai été élu président de la République. Le parti auquel j’appartenais, nous avons fait campagne. C’était destiné à soutenir nos visions », a-t-il affirmé.
Toutefois, il a tenu à relativiser l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale. « Pour l’instant, on est loin de ce scénario, mais c’est une possibilité juridique », a-t-il insisté.
Poursuivant son argumentaire, il a ajouté que « toutes les options doivent être sur la table parce que c’est le jeu normal de la démocratie que lorsque de pareilles circonstances se produisent, de s’en référer à l’arbitrage du peuple, le peuple souverain en démocratie ».
Cette intervention intervient dans un contexte de cohabitation institutionnelle entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ce dernier ayant affirmé qu’il ne comptait pas « bloquer le pays » depuis son poste à la tête du Parlement.