Le présumé scandale dans le programme Intermaq a été officiellement transmis au ministre de la Justice pour l'ouverture de poursuites judiciaires, selon Libération. Il s’agit des conclusions d'un rapport provisoire de la Cour des comptes, adopté le 30 décembre 2025, dénonçant des « pratiques opaques » dans la gestion du «Programme Intermaq». Ce contrat de 85,5 milliards FCFA, destiné à l'équipement agricole, présente un «tableau accablant», selon les magistrats. L'audit révèle notamment que «des opérations de virements, mises à disposition et retraits d’espèces ont été effectués ... vers des bénéficiaires privés, pour un montant total de 15 356 000 000 FCFA », impliquant directement l'administrateur Saïdou Kane et son entourage.
Sur le plan technique, l'exécution du marché est jugée gravement défaillante par la Cour, qui souligne que « l’État a payé sans recevoir ». Alors que « 92% du budget de fournitures a déjà été liquidé », seuls 834 matériels sur les 2 120 prévus ont été livrés, soit à peine 39,33% du total.
Le rapport pointe également un «excédent de paiement de 23 030 695 436 FCFA » versé à la société espagnole Intermaq 2012 SL et dénonce une procédure « hors-piste », le contrat ayant été « directement piloté par Moussa Baldé », alors ministre de l’Agriculture, « sans étude préalable ni passage par la Cellule de passation des marchés ».
Face à ces révélations, les parties prenantes affichent des positions irréconciliables. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l'Agriculture, Dr Mabouba Diagne avait affiché une fermeté absolue et a justifié la « réquisition autoritaire » du matériel stocké comme une « nécessité de service public pour sauver la campagne agricole ». À l'inverse, les conseils de Saïdou Kane contestent cette lecture, dénonçant une « voie de fait » et exigeant le « respect des droits contractuels». Le dossier a été officiellement transmis au ministre de la Justice pour l'ouverture de poursuites judiciaires.
Sur le plan technique, l'exécution du marché est jugée gravement défaillante par la Cour, qui souligne que « l’État a payé sans recevoir ». Alors que « 92% du budget de fournitures a déjà été liquidé », seuls 834 matériels sur les 2 120 prévus ont été livrés, soit à peine 39,33% du total.
Le rapport pointe également un «excédent de paiement de 23 030 695 436 FCFA » versé à la société espagnole Intermaq 2012 SL et dénonce une procédure « hors-piste », le contrat ayant été « directement piloté par Moussa Baldé », alors ministre de l’Agriculture, « sans étude préalable ni passage par la Cellule de passation des marchés ».
Face à ces révélations, les parties prenantes affichent des positions irréconciliables. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l'Agriculture, Dr Mabouba Diagne avait affiché une fermeté absolue et a justifié la « réquisition autoritaire » du matériel stocké comme une « nécessité de service public pour sauver la campagne agricole ». À l'inverse, les conseils de Saïdou Kane contestent cette lecture, dénonçant une « voie de fait » et exigeant le « respect des droits contractuels». Le dossier a été officiellement transmis au ministre de la Justice pour l'ouverture de poursuites judiciaires.