Plus de quatre (04) jours après le décès dans des violences policières d’Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de Médecine à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), les acteurs du système éducatif continuent de fustiger le gouvernement. Ce jeudi, dans une interview à L’Observateur, le secrétaire général national du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), Pr David Célestin Faye, a estimé que «les forces de l’ordre sont allées au-delà du maintien de l’ordre face aux étudiants», ajoutant que «les images témoignent parfois d’une violence aveugle».
Pour le syndicaliste, après ce drame «terrible» et «atroce» face à «un étudiant sans défense», son mouvement «exige que toute la lumière soit faite» et que «les responsabilités soient situées pour permettre à la communauté de faire le deuil».
Pr David Faye dit néanmoins «prendre acte» de la décision de suspension des amicales de l’UCAD par le Conseil académique. Mais, il plaide pour «plus d’apaisement et de concertation», surtout que le système de réforme des bourses universitaires, à l’origine de la crise, devrait se faire à travers des «concertations inclusives et consensuelles». Il prévient aussi que l’absence de dialogue «peut être un obstacle à la reforme annoncée».
L’enseignant a enfin appelé à «une réflexion collective sur les violences cycliques qui gangrènent» le milieu universitaire, tout en avertissant l’Etat que «la décapitation synchronisée des instances syndicales» des étudiants est «une solution de facilité» qui «ne va guère régler le problème» des violences à l’Université.
Pour le syndicaliste, après ce drame «terrible» et «atroce» face à «un étudiant sans défense», son mouvement «exige que toute la lumière soit faite» et que «les responsabilités soient situées pour permettre à la communauté de faire le deuil».
Pr David Faye dit néanmoins «prendre acte» de la décision de suspension des amicales de l’UCAD par le Conseil académique. Mais, il plaide pour «plus d’apaisement et de concertation», surtout que le système de réforme des bourses universitaires, à l’origine de la crise, devrait se faire à travers des «concertations inclusives et consensuelles». Il prévient aussi que l’absence de dialogue «peut être un obstacle à la reforme annoncée».
L’enseignant a enfin appelé à «une réflexion collective sur les violences cycliques qui gangrènent» le milieu universitaire, tout en avertissant l’Etat que «la décapitation synchronisée des instances syndicales» des étudiants est «une solution de facilité» qui «ne va guère régler le problème» des violences à l’Université.