Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a ordonné ce lundi 27 avril 2026 à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) de produire son mémoire en défense d'ici le 7 mai prochain. Cette injonction fait suite à l'appel déposé le 25 mars dernier par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), qui conteste officiellement le verdict de la finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations. La juridiction lausannoise entre ainsi dans la phase active de l'instruction de ce dossier qui oppose les deux finalistes du tournoi continental.
La partie marocaine dispose d'un délai de dix jours pour soumettre ses arguments juridiques et justifier la légitimité de son titre de champion d'Afrique. Selon les informations relayées par Le360 Sport, la FRMF a délibérément refusé le recours à une procédure accélérée. Ce choix stratégique vise à permettre une analyse exhaustive des rapports officiels de la finale et des règlements de la CAF, afin de ne laisser subsister aucune zone d'ombre sur les incidents ayant motivé la décision initiale de l'instance faîtière du football africain.
Du côté de Dakar, la FSF fonde son recours sur une contestation de la défaite sur tapis vert prononcée à la suite des événements survenus lors de la rencontre à Rabat. Le Sénégal espère obtenir du TAS une annulation ou une révision de la sanction qui a privé les Lions de la Téranga d'un potentiel doublé historique. Les conseils juridiques sénégalais s'attèlent à démontrer que les procédures réglementaires n'auraient pas été scrupuleusement respectées lors de la prise de décision par la CAF.
Le Maroc se dit de son côté serein et prêt à défendre sa troisième étoile continentale sur la base du droit international du sport. Le dépôt du mémoire de la FRéfération marocaine le 7 mai marquera la prochaine étape clé avant les auditions éventuelles et le délibéré final des arbitres du TAS. En attendant, le trophée reste officiellement à Rabat, bien que son attribution définitive demeure suspendue à l'issue de ce bras de fer judiciaire inédit.