Des universitaires, défenseurs des droits humains, professionnels de la santé et acteurs de la société civile ont plaidé, jeudi à Dakar, pour une application plus effective du Protocole de Maputo afin de garantir les droits des femmes en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique.
Réunis dans le cadre de la Conférence commémorative Helen Kanzira, organisée par l’Université Gaston Berger (UGB), en partenariat avec le Center for Human Rights de l’Université de Pretoria les participants ont examiné les avancées et les défis liés à la mise en œuvre de cet instrument juridique adopté en 2003 par l’Union africaine.
Placée sous le thème « Réflexions sur les droits des femmes en matière de santé reproductive en Afrique à la lumière du Protocole de Maputo », la rencontre a également rendu hommage à Helen Kanzira, militante ougandaise engagée pour les droits reproductifs des femmes, décédée en donnant naissance à son enfant.
Selon le Dr Papa Fara Diallo, maître de conférences en sciences politiques à l’UGB, les échanges ont permis d’analyser le lien entre les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive, tout en évaluant le niveau d’application du Protocole de Maputo au Sénégal et dans plusieurs pays africains.
« Malgré les engagements pris par les États, il existe encore un décalage important entre les dispositions du protocole et leur mise en œuvre effective », a-t-il souligné, citant notamment les difficultés persistantes liées à l’accès aux soins de santé reproductive et aux services destinés aux femmes victimes de violences.
Les participants ont également relevé les résistances socioculturelles qui freinent l’adoption de réformes législatives dans plusieurs pays. Au Sénégal, plusieurs intervenants ont évoqué le retard dans l’adoption de certains textes et dans l’application de dispositions déjà prévues par la loi sur la santé de la reproduction.
Le directeur exécutif du Center for Human Rights de l’Université de Pretoria, le professeur Frans Viljoen, a rappelé que la promotion des droits des femmes ne relève pas uniquement du cadre juridique. Selon lui, la sensibilisation, l’éducation et le changement des mentalités constituent des leviers essentiels pour une meilleure appropriation des droits consacrés par le Protocole de Maputo.
De son côté, Ousmane Sène, coordinateur de l’ONG AJD Pasteef, a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures sanitaires et le financement du secteur de la santé afin de garantir un accès équitable aux services de santé reproductive.
Les experts ont également appelé à une harmonisation du droit national avec les engagements internationaux du Sénégal. Pour la juriste Ramata Oumar Sall, plusieurs dispositions du Protocole de Maputo, notamment celles relatives à l’article 14 sur les droits reproductifs, restent insuffisamment prises en compte dans l’arsenal juridique national.
À l’issue des travaux, les participants ont plaidé pour un dialogue inclusif réunissant autorités publiques, professionnels de santé, organisations de la société civile, leaders religieux et coutumiers afin de lever les blocages persistants et de renforcer l’effectivité des droits des femmes en matière de santé reproductive.
Réunis dans le cadre de la Conférence commémorative Helen Kanzira, organisée par l’Université Gaston Berger (UGB), en partenariat avec le Center for Human Rights de l’Université de Pretoria les participants ont examiné les avancées et les défis liés à la mise en œuvre de cet instrument juridique adopté en 2003 par l’Union africaine.
Placée sous le thème « Réflexions sur les droits des femmes en matière de santé reproductive en Afrique à la lumière du Protocole de Maputo », la rencontre a également rendu hommage à Helen Kanzira, militante ougandaise engagée pour les droits reproductifs des femmes, décédée en donnant naissance à son enfant.
Selon le Dr Papa Fara Diallo, maître de conférences en sciences politiques à l’UGB, les échanges ont permis d’analyser le lien entre les violences basées sur le genre et la santé sexuelle et reproductive, tout en évaluant le niveau d’application du Protocole de Maputo au Sénégal et dans plusieurs pays africains.
« Malgré les engagements pris par les États, il existe encore un décalage important entre les dispositions du protocole et leur mise en œuvre effective », a-t-il souligné, citant notamment les difficultés persistantes liées à l’accès aux soins de santé reproductive et aux services destinés aux femmes victimes de violences.
Les participants ont également relevé les résistances socioculturelles qui freinent l’adoption de réformes législatives dans plusieurs pays. Au Sénégal, plusieurs intervenants ont évoqué le retard dans l’adoption de certains textes et dans l’application de dispositions déjà prévues par la loi sur la santé de la reproduction.
Le directeur exécutif du Center for Human Rights de l’Université de Pretoria, le professeur Frans Viljoen, a rappelé que la promotion des droits des femmes ne relève pas uniquement du cadre juridique. Selon lui, la sensibilisation, l’éducation et le changement des mentalités constituent des leviers essentiels pour une meilleure appropriation des droits consacrés par le Protocole de Maputo.
De son côté, Ousmane Sène, coordinateur de l’ONG AJD Pasteef, a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures sanitaires et le financement du secteur de la santé afin de garantir un accès équitable aux services de santé reproductive.
Les experts ont également appelé à une harmonisation du droit national avec les engagements internationaux du Sénégal. Pour la juriste Ramata Oumar Sall, plusieurs dispositions du Protocole de Maputo, notamment celles relatives à l’article 14 sur les droits reproductifs, restent insuffisamment prises en compte dans l’arsenal juridique national.
À l’issue des travaux, les participants ont plaidé pour un dialogue inclusif réunissant autorités publiques, professionnels de santé, organisations de la société civile, leaders religieux et coutumiers afin de lever les blocages persistants et de renforcer l’effectivité des droits des femmes en matière de santé reproductive.