Aminata Libain Ndiaye (en teeshirt noir) et quatre de ses camarades féministes lundi dernier devant les locaux de la Maison de la Presse où Cheikh Yérim Seck devait faire face à la presse avant de reporter à la dernière minute
De Ndjamena à Dakar, les femmes en ont ras-le-bol
des violences qu’elles subissent venant des hommes. Entre une culture patriarcale et une interprétation biaisée des textes sacrés, de fortes têtes émergent dans ces deux pays africains pour mener la lutte pour le respect des droits des femmes.
À Dakar, le Collectif des féministes au Sénégal contre les violences faites aux femmes a tenu hier samedi un « Sit-In » à la Place de la Nation pour crier son ras-le-bol face aux nombreux viols dont sont victimes les femmes et qui sont restés impunis. Sous le slogan « #JusticePourLouise », du nom de cette fille de 15 ans qui a accusé le fils du célèbre journaliste Cheikh Yérim Seck, avec qui il partage le même lycée à Mbour (région Thiès) de l’avoir violée à Mbour, ces dames qui manifestent à visage découvert veulent attirer l’attention de la classe dirigeante sur la situation alarmante des femmes victimes des viols et harcèlements.
On pouvait lire sur les pancartes des messages tels que : « silence, on viole », « la honte doit changer de camp », « Doyna Dotuniou noppi ! (Nous ne nous tairons plus)» « Aar Ndaw Ni Si Tonton et Tata Saï-Saï », « on ne nait pas violeur ».
De par ces écrits, ces dames dénoncent les violences faites aux femmes sous leurs différentes formes. Meme le cas ‘’Adji Sarr’’ le dossier le plus sensible a été touché du doigt par le collectif des féministes. On pouvait également lire ce qui suit sur certaines pancartes : « je suis Adji Sarr, justice pour Adji Sarr, la Citoyenne sénégalaise », « Adji Sarr aussi a des droits, justice pour elle ».
Mais le slogan de la journée de mobilisation d’hier c’était sans doute, l’annonce faite sur des pancartes du nombres de viols « programmés » dans
les prochaines heures: « 3 Femmes seront violées dans les prochaines 24 heures ». Comme pour dire aux autorités d’arrêter le « massacre ».
Aminata Libain Ndiaye ou l’ennemie publique numéro 1 du Patriarcat sénégalais
Psychologue clinicienne, native de la banlieue dakaroise, Aminata Libain Ndiaye porte le combat pour les droits des femmes et contre les violences à elle faites depuis des années sur les Réseaux sociaux. Selon elle, la société sénégalaise est trop patriarcale pour permettre l’émancipation de la femme.
Pour Aminata Libain, les violences physiques exercées sur les femmes sont juste la déclinaison de la violence verbale et de certains stéréotypes rabaissant ancrés dans le comportement de la majorité des Sénégalais. Aujourd’hui, elle a réussi à rallier à sa cause, plusieurs intellectuels (hommes et femmes) à sa cause.
des violences qu’elles subissent venant des hommes. Entre une culture patriarcale et une interprétation biaisée des textes sacrés, de fortes têtes émergent dans ces deux pays africains pour mener la lutte pour le respect des droits des femmes.
À Dakar, le Collectif des féministes au Sénégal contre les violences faites aux femmes a tenu hier samedi un « Sit-In » à la Place de la Nation pour crier son ras-le-bol face aux nombreux viols dont sont victimes les femmes et qui sont restés impunis. Sous le slogan « #JusticePourLouise », du nom de cette fille de 15 ans qui a accusé le fils du célèbre journaliste Cheikh Yérim Seck, avec qui il partage le même lycée à Mbour (région Thiès) de l’avoir violée à Mbour, ces dames qui manifestent à visage découvert veulent attirer l’attention de la classe dirigeante sur la situation alarmante des femmes victimes des viols et harcèlements.
On pouvait lire sur les pancartes des messages tels que : « silence, on viole », « la honte doit changer de camp », « Doyna Dotuniou noppi ! (Nous ne nous tairons plus)» « Aar Ndaw Ni Si Tonton et Tata Saï-Saï », « on ne nait pas violeur ».
De par ces écrits, ces dames dénoncent les violences faites aux femmes sous leurs différentes formes. Meme le cas ‘’Adji Sarr’’ le dossier le plus sensible a été touché du doigt par le collectif des féministes. On pouvait également lire ce qui suit sur certaines pancartes : « je suis Adji Sarr, justice pour Adji Sarr, la Citoyenne sénégalaise », « Adji Sarr aussi a des droits, justice pour elle ».
Mais le slogan de la journée de mobilisation d’hier c’était sans doute, l’annonce faite sur des pancartes du nombres de viols « programmés » dans
les prochaines heures: « 3 Femmes seront violées dans les prochaines 24 heures ». Comme pour dire aux autorités d’arrêter le « massacre ».
Aminata Libain Ndiaye ou l’ennemie publique numéro 1 du Patriarcat sénégalais
Psychologue clinicienne, native de la banlieue dakaroise, Aminata Libain Ndiaye porte le combat pour les droits des femmes et contre les violences à elle faites depuis des années sur les Réseaux sociaux. Selon elle, la société sénégalaise est trop patriarcale pour permettre l’émancipation de la femme.
Pour Aminata Libain, les violences physiques exercées sur les femmes sont juste la déclinaison de la violence verbale et de certains stéréotypes rabaissant ancrés dans le comportement de la majorité des Sénégalais. Aujourd’hui, elle a réussi à rallier à sa cause, plusieurs intellectuels (hommes et femmes) à sa cause.
Épiphanie Dionrang, heroïne infatigable de la lutte pour les Droits de la femme au Tchad
Au Tchad, il a fallu attendre le mois de juin 2021 pour voir une manifestation féministe autorisée. Cette avancée majeure, les femmes du Tchad la doivent à Épiphanie Dionrang, présidente de la Ligue tchadienne des droits des femmes. Ce après de multiples rassemblements dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Le chemin a été long et très éprouvant. Mais Épiphanie et ses camarades n’ont pas reculé devant ce qu’elles qualifient de « dictat du patriarcat ». Leur lutte commence à porter ses fruits.
Toutefois, contrairement au Sénégal, ou la manifestation a vu la mobilisation des femmes de toute tranche classe d’âge et de quelques hommes, celle du Tchad n’a réuni que des jeunes femmes et quelques jeunes hommes.
Au Tchad, il a fallu attendre le mois de juin 2021 pour voir une manifestation féministe autorisée. Cette avancée majeure, les femmes du Tchad la doivent à Épiphanie Dionrang, présidente de la Ligue tchadienne des droits des femmes. Ce après de multiples rassemblements dispersés à coups de grenades lacrymogènes. Le chemin a été long et très éprouvant. Mais Épiphanie et ses camarades n’ont pas reculé devant ce qu’elles qualifient de « dictat du patriarcat ». Leur lutte commence à porter ses fruits.
Toutefois, contrairement au Sénégal, ou la manifestation a vu la mobilisation des femmes de toute tranche classe d’âge et de quelques hommes, celle du Tchad n’a réuni que des jeunes femmes et quelques jeunes hommes.
L’art de choquer pour attirer l’attention
Organisé par le Consortium des associations féminines au Tchad, la marche pacifique avait pour slogan « mon corps n’est pas un objet ». Ces femmes dénoncent les nombreux cas de viol restés impunis jusque-là. On peut lire ceci sur les pancartes : « je suis une femme mais pas un objet », « respectez mon vagin », « si ton frère est un violeur dénonce le, si ton ami est violeur dénonce-le ».
Organisé par le Consortium des associations féminines au Tchad, la marche pacifique avait pour slogan « mon corps n’est pas un objet ». Ces femmes dénoncent les nombreux cas de viol restés impunis jusque-là. On peut lire ceci sur les pancartes : « je suis une femme mais pas un objet », « respectez mon vagin », « si ton frère est un violeur dénonce le, si ton ami est violeur dénonce-le ».