Connu comme une Organisation non gouvernementale (Ong) de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW) dit craindre «de graves violations de la liberté» au Sénégal, après que le gouvernement a approuvé un projet de loi qui vise à durcir les peines prévues dans l'article 319 du Code pénal pour les personnes reconnues coupables d'actes dits «contre nature» (homosexuels), mais aussi de modifier la définition et d'interdire la promotion de ces derniers.
«Cette nouvelle loi propose notamment de criminaliser la promotion et le financement de l'homosexualité... Mais il s'agit là de termes très généraux, qui ne sont souvent pas bien définis légalement, ce qui risque d'ouvrir la voie à de graves violations de la liberté d'expression, de la liberté d'association et de l'accès aux soins de santé», a dit Alex Müller, la directrice des questions LGBT au sein de l'Ong, dans des propos rapportés par RFI.
La directrice a aussi appelé les autorités gouvernementales à abroger «les lois discriminatoires et homophobes» en vigueur dans le pays et de respecter leurs engagements internationaux, dénonçant une «homophobie politique» utilisant «des personnes LGBT comme des cibles pour détourner l'attention de la population d'autres préoccupations».
Au Sénégal, le durcissement de la loi contre l’homosexualité n’est pas vraiment une surprise. Les autorités actuelles en avaient fait leur programme de campagne. Si ce projet doit passer à l’Assemblée nationale avant d’être approuvé, il intervient dans un contexte où des dizaines de personnes, dont un célèbre chanteur et un journaliste, ont été écrouées. Dans ce «scandale homosexuel» qui secoue le pays, les suspects sont accusés «d’actes contre nature» et d’avoir fait propager volontairement le VIH/SIDA.
«Cette nouvelle loi propose notamment de criminaliser la promotion et le financement de l'homosexualité... Mais il s'agit là de termes très généraux, qui ne sont souvent pas bien définis légalement, ce qui risque d'ouvrir la voie à de graves violations de la liberté d'expression, de la liberté d'association et de l'accès aux soins de santé», a dit Alex Müller, la directrice des questions LGBT au sein de l'Ong, dans des propos rapportés par RFI.
La directrice a aussi appelé les autorités gouvernementales à abroger «les lois discriminatoires et homophobes» en vigueur dans le pays et de respecter leurs engagements internationaux, dénonçant une «homophobie politique» utilisant «des personnes LGBT comme des cibles pour détourner l'attention de la population d'autres préoccupations».
Au Sénégal, le durcissement de la loi contre l’homosexualité n’est pas vraiment une surprise. Les autorités actuelles en avaient fait leur programme de campagne. Si ce projet doit passer à l’Assemblée nationale avant d’être approuvé, il intervient dans un contexte où des dizaines de personnes, dont un célèbre chanteur et un journaliste, ont été écrouées. Dans ce «scandale homosexuel» qui secoue le pays, les suspects sont accusés «d’actes contre nature» et d’avoir fait propager volontairement le VIH/SIDA.