Revendiquant la pleine paternité de ce texte, qu'il présente comme sa première initiative législative personnelle, Ousmane Sonko entend clore un débat qui anime la scène politique sénégalaise depuis plusieurs années. Par cet acte, le Premier ministre cherche non seulement à mettre en lumière ce qu'il décrit comme la duplicité de ses opposants. Il accuse ces derniers d'instrumentaliser cet enjeu de société pour servir les intérêts de puissances étrangères et de groupes d'influence.
Au-delà de la question pénale, le chef du gouvernement a exprimé sa profonde indignation quant à la violation de la vie privée et à la dégradation du débat public au Sénégal. Fustigeant la divulgation d'informations personnelles, telles que le statut sérologique de citoyens, il a qualifié ces pratiques d'inadmissibles et de destructrices pour la cohésion sociale et familiale.
Enfin, Ousmane Sonko a vivement critiqué la gestion des affaires judiciaires dans l'espace médiatique, dénonçant l'absence de respect pour le secret de l'instruction. S'étonnant que des procès-verbaux se retrouvent dans la presse avant toute procédure judiciaire formelle, il a interpellé directement l'autorité du procureur face à ces fuites systématiques. Cette intervention s'est achevée sur un avertissement clair, liant la défense des valeurs morales à l'impératif d'une rigueur institutionnelle et procédurale renouvelée.