Dans l’est de la RDC, la nouvelle épidémie d’Ebola frappe Mongbwalu, une commune minière de l’Ituri. Une ville où circulent chaque jour commerçants, creuseurs artisanaux et transporteurs. Mais derrière les chiffres officiels, la réalité sur place reste extrêmement fragile.
À Mongwalu, l’hôpital général fonctionne déjà sous tension. « Il n’y a pas assez de places pour accueillir les malades », témoigne Jonathan Imbalapay, président de la société civile de Mongbwalu qui a vu la situation se détériorer ces dernières semaines. « Quand on dit que l’hôpital est débordé, c’est qu’il n’y a plus assez de lits. Certains malades traînent même par terre et nous nous débrouillons encore avec les moyens locaux », insiste-t-il.
À Mongbwalu, l’hôpital débordé attend encore son centre de traitement
L’un des défis les plus urgents consiste désormais à séparer les patients suspectés d’Ebola des autres patients pris en charge à l’hôpital. Plus de vingt personnes sont actuellement à l’isolement selon les autorités locales. Mais les structures spécialisées manquent encore. « On a déjà identifié l’endroit. Le terrain a été aplani par une société minière. Il reste maintenant la construction », indique Israel Sesereki Mandro, bourgmestre de Mongwalu.
Et sur place, les premiers partenaires humanitaires arrivent progressivement. Médecins sans frontières (MSF) déploie du matériel de triage et d’isolement. Le Programme alimentaire mondial (PAM) aussi vient d’arriver dans la commune. Mais acheminer rapidement du matériel reste compliqué : l’aérodrome de Mongwalu n’est toujours pas opérationnel.
Alors, en attendant, la population improvise ses propres réponses. Dans les marchés, les écoles et les boutiques, des dispositifs de lavage des mains apparaissent un peu partout. Les commerçants installent leurs propres kits. « Il manque des dispositifs pour le lavage des mains au marché, des cache-nez, des médicaments, des choses comme ça », demande Israel Sesereki Mandro.
La société civile demande désormais une mobilisation plus importante des autorités nationales : « Nous demandons aux autorités d’intervenir de manière urgente. L’épidémie d’Ebola n’est pas une situation à prendre à la légère. Qu’ils nous viennent en aide », presse Jonathan Imbalapay.
Et malgré l’épidémie, la ville continue de tourner. Les établissements scolaires, les marchés restent ouverts. Les activités minières aussi. Les habitants continuent à circuler vers Bunia ou encore le Nord-Kivu. La société civile décrit aujourd’hui une population inquiète, stressée, mais qui commence progressivement à prendre la maladie au sérieux après des semaines de rumeurs et de croyances mystiques autour des premiers décès.
À Mongwalu, l’hôpital général fonctionne déjà sous tension. « Il n’y a pas assez de places pour accueillir les malades », témoigne Jonathan Imbalapay, président de la société civile de Mongbwalu qui a vu la situation se détériorer ces dernières semaines. « Quand on dit que l’hôpital est débordé, c’est qu’il n’y a plus assez de lits. Certains malades traînent même par terre et nous nous débrouillons encore avec les moyens locaux », insiste-t-il.
À Mongbwalu, l’hôpital débordé attend encore son centre de traitement
L’un des défis les plus urgents consiste désormais à séparer les patients suspectés d’Ebola des autres patients pris en charge à l’hôpital. Plus de vingt personnes sont actuellement à l’isolement selon les autorités locales. Mais les structures spécialisées manquent encore. « On a déjà identifié l’endroit. Le terrain a été aplani par une société minière. Il reste maintenant la construction », indique Israel Sesereki Mandro, bourgmestre de Mongwalu.
Et sur place, les premiers partenaires humanitaires arrivent progressivement. Médecins sans frontières (MSF) déploie du matériel de triage et d’isolement. Le Programme alimentaire mondial (PAM) aussi vient d’arriver dans la commune. Mais acheminer rapidement du matériel reste compliqué : l’aérodrome de Mongwalu n’est toujours pas opérationnel.
Alors, en attendant, la population improvise ses propres réponses. Dans les marchés, les écoles et les boutiques, des dispositifs de lavage des mains apparaissent un peu partout. Les commerçants installent leurs propres kits. « Il manque des dispositifs pour le lavage des mains au marché, des cache-nez, des médicaments, des choses comme ça », demande Israel Sesereki Mandro.
La société civile demande désormais une mobilisation plus importante des autorités nationales : « Nous demandons aux autorités d’intervenir de manière urgente. L’épidémie d’Ebola n’est pas une situation à prendre à la légère. Qu’ils nous viennent en aide », presse Jonathan Imbalapay.
Et malgré l’épidémie, la ville continue de tourner. Les établissements scolaires, les marchés restent ouverts. Les activités minières aussi. Les habitants continuent à circuler vers Bunia ou encore le Nord-Kivu. La société civile décrit aujourd’hui une population inquiète, stressée, mais qui commence progressivement à prendre la maladie au sérieux après des semaines de rumeurs et de croyances mystiques autour des premiers décès.