Ebola en RDC: la sensibilisation communautaire, pilier de la lutte contre la maladie

Depuis le 22 mai, le risque que représente la maladie Ebola pour la santé publique dans l’est de la RDC a été réhaussé au niveau « très élevé » par l’Organisation mondiale de la santé. Tandis que les risques au niveau régional et mondial restent inchangés, son directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus estime que l’épidémie se propage rapidement. La riposte est en cours notamment en Ituri, province la plus touchée. Mais pour lutter contre la maladie, la réponse ne peut pas être que médicale.



Tous les acteurs de terrain le rabâchent. Il faut bâtir une relation de confiance avec les habitants des localités touchées par la maladie. Et Médecin sans frontières d’insister dans un communiqué : « L'ensemble du dispositif de riposte ne peut fonctionner sans un engagement communautaire soutenu. »
 
D’autant plus dans une province marquée par des violences, de l’insécurité. Une position partagée par Frederica Badocco, directrice pays de l’ONG Solidarité internationale, pour qui « l’engagement communautaire est absolument critique pour que l’on puisse mener les activités et permettre aux équipes de mener ces activités en toute sureté ».
 
C’est pourquoi il est aujourd’hui primordial que les humanitaires se rapprochent des leaders communautaires et des communautés de l'est de la RDC « en amont du déploiement des équipes, afin de sensibiliser la population sur le sujet », insiste la cheffe de mission.
 
« Cette sensibilisation des communautés est encore insuffisante », prévient un humanitaire actuellement à Mongwalu, épicentre de la flambée. La sensibilisation de masse par la radio ou les campagnes d’affiches fonctionne bien, mais il faut aussi une sensibilisation de proximité avec, par exemple, le porte-à-porte. « Et là, nous sommes en retard », ajoute cet acteur de terrain.


Dimanche 24 Mai 2026 11:47


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