Après une première session à Djibouti et plusieurs mois de formation à distance, Dakar accueille le deuxième regroupement de la Cohorte 1 de la Filière des cadres éducatifs du Collège International de Villers-Cotterêts. Piloté par l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et l'Institut de la Francophonie pour l'éducation et la formation (OIF/IFEF), cet événement majeur vise à transformer les systèmes éducatifs de l'espace francophone à travers l'échange de bonnes pratiques et l'observation directe sur le terrain.
Pendant quatre jours, les participants – des cadres éducatifs venus de sept pays emblématiques comme le Togo, Madagascar, Haïti, la France, la Côte d'Ivoire, Djibouti et le Sénégal – quittent la théorie pour s'immerger dans la réalité des écoles dakaroises. « Nous ne sommes pas ici pour des conférences supplémentaires, mais pour aller sur le terrain », a insisté Mme Ouidad Tebba, Directrice régionale de l’Agence Universitaire de la Francophonie ( AUF) pour l'Afrique de l'Ouest.
Des structures telles que l’école élémentaire Ndary Niang, le CEM Kennedy, l’IEF de Grand Dakar et l’école Manguiers 2 serviront de laboratoires d’observation. L'objectif est d'analyser en temps réel des pratiques institutionnelles face à des contraintes quotidiennes et partagées.
Le Sénégal, pays hôte, a placé ce regroupement sous le signe de ses propres chantiers de refondation curriculaire. Représentant le ministre de l’Éducation Nationale Moustapha Mamba Guirassy, le Secrétaire Général Papa Malick Ndao a salué une initiative qui épouse parfaitement les ambitions nationales, articulées autour de trois thématiques clés.
La première de ces priorités concerne le numérique éducatif et l'intégration progressive de l'intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques des établissements sénégalais. La deuxième porte sur le bilinguisme à travers le Modèle Harmonisé de l'Enseignement Bilingue au Sénégal (MOEBS), un programme généralisé qui fait des langues locales et du français des vecteurs essentiels d'apprentissage. Enfin, la troisième thématique repose sur le renforcement de la formation continue des enseignants, désormais déployée de manière hybride, à la fois physiquement et à distance.
Soutenu par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de France, ce projet dépasse la simple logique patrimoniale. Pour Nelson Lepicouché, représentant du ministère français, l'accent est mis sur une francophonie d'impact, pensée par ceux qui la portent au quotidien. Cette première cohorte expérimentale pose les jalons d'un avenir durable pour le Collège, qui devrait être définitivement entériné lors du prochain sommet au Cambodge en novembre.
De son côté, M. Balira Ousmane Konfé, représentant de l'IFEF-OIF, a rappelé que ce projet s'articule parfaitement avec les programmes historiques de l'institut, tels qu'IFADEM ou ELAN, agissant comme un véritable catalyseur de l'expertise francophone pour transformer les défis de l'enseignement en opportunités de coopération.
Ce grand rendez-vous de la Teranga marque la moitié du parcours pour les cadres de la cohorte. Les analyses et les observations recueillies dans les classes sénégalaises alimenteront directement les livrables finaux. Ces travaux collectifs seront officiellement présentés en octobre prochain lors du troisième et dernier regroupement à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts (France), bouclant ainsi ce cycle unique de coopération internationale.
Pendant quatre jours, les participants – des cadres éducatifs venus de sept pays emblématiques comme le Togo, Madagascar, Haïti, la France, la Côte d'Ivoire, Djibouti et le Sénégal – quittent la théorie pour s'immerger dans la réalité des écoles dakaroises. « Nous ne sommes pas ici pour des conférences supplémentaires, mais pour aller sur le terrain », a insisté Mme Ouidad Tebba, Directrice régionale de l’Agence Universitaire de la Francophonie ( AUF) pour l'Afrique de l'Ouest.
Des structures telles que l’école élémentaire Ndary Niang, le CEM Kennedy, l’IEF de Grand Dakar et l’école Manguiers 2 serviront de laboratoires d’observation. L'objectif est d'analyser en temps réel des pratiques institutionnelles face à des contraintes quotidiennes et partagées.
Le Sénégal, pays hôte, a placé ce regroupement sous le signe de ses propres chantiers de refondation curriculaire. Représentant le ministre de l’Éducation Nationale Moustapha Mamba Guirassy, le Secrétaire Général Papa Malick Ndao a salué une initiative qui épouse parfaitement les ambitions nationales, articulées autour de trois thématiques clés.
La première de ces priorités concerne le numérique éducatif et l'intégration progressive de l'intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques des établissements sénégalais. La deuxième porte sur le bilinguisme à travers le Modèle Harmonisé de l'Enseignement Bilingue au Sénégal (MOEBS), un programme généralisé qui fait des langues locales et du français des vecteurs essentiels d'apprentissage. Enfin, la troisième thématique repose sur le renforcement de la formation continue des enseignants, désormais déployée de manière hybride, à la fois physiquement et à distance.
Soutenu par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de France, ce projet dépasse la simple logique patrimoniale. Pour Nelson Lepicouché, représentant du ministère français, l'accent est mis sur une francophonie d'impact, pensée par ceux qui la portent au quotidien. Cette première cohorte expérimentale pose les jalons d'un avenir durable pour le Collège, qui devrait être définitivement entériné lors du prochain sommet au Cambodge en novembre.
De son côté, M. Balira Ousmane Konfé, représentant de l'IFEF-OIF, a rappelé que ce projet s'articule parfaitement avec les programmes historiques de l'institut, tels qu'IFADEM ou ELAN, agissant comme un véritable catalyseur de l'expertise francophone pour transformer les défis de l'enseignement en opportunités de coopération.
Ce grand rendez-vous de la Teranga marque la moitié du parcours pour les cadres de la cohorte. Les analyses et les observations recueillies dans les classes sénégalaises alimenteront directement les livrables finaux. Ces travaux collectifs seront officiellement présentés en octobre prochain lors du troisième et dernier regroupement à la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts (France), bouclant ainsi ce cycle unique de coopération internationale.