Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a annoncé, lundi à Fatick (centre-ouest), la création d’un « Grand prix du chef de l’État pour l’alphabétisation et les langues nationales ». Objectif : stimuler les initiatives locales en matière d’innovation pédagogique, d’action associative et d’impact communautaire.
« Pour consacrer cette dynamique et stimuler les initiatives locales, le chef de l’État a décidé d’instituer le Grand prix du président de la République pour l’alphabétisation et les langues nationales. Un prix qui récompensera chaque année l’innovation pédagogique, l’action associative et l’impact communautaire », a-t-il déclaré.
Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), le ministre présidait un Comité régional de développement spécial (CRD spécial) consacré au Mois national de l’alphabétisation, placé cette année sous le thème : « L’alphabétisation, levier d’entrepreneuriat et d’employabilité pour une inclusion sociale et économique durable ».
M. Guirassy a insisté sur la nécessité de lier l’apprentissage de l’écrit à des parcours professionnels concrets. « L’alphabétisation ne se décrète pas depuis les bureaux de Dakar, elle prend vie dans nos terroirs, au contact des réalités du monde rural, des ateliers d’artisans et des groupements de femmes.
Elle n’a de valeur que si elle répond aux exigences du quotidien et ouvre de réelles perspectives d’émancipation », a-t-il affirmé, ajoutant que l’alphabétisation n’est pas un rattrapage mais un point de départ.
Le ministre a rappelé qu’entre 2013 et 2023, le taux d’analphabétisme chez les personnes de plus de 10 ans est passé de 54,6 % à 37,1 %, soit un recul de plus de 17 points. Une évolution qui traduit, selon lui, l’engagement des facilitateurs, des associations, des collectivités territoriales et des maîtres communautaires.
« Nous continuons d’ouvrir près de 500 classes par an, touchant, pour la seule session de 2026, près de 18 500 apprenants, dont plus de 13 000 pris en charge directement par l’État du Sénégal. Cependant, 37 % de nos concitoyens tenus à l’écart de l’écrit, c’est encore trop », a-t-il poursuivi.
Il a qualifié cette situation d’« injustice », qui pèse d’abord sur les campagnes et freine l’autonomisation des femmes. Pour lui, il est temps d’aborder franchement la question du modèle de financement de l’alphabétisation.
Le ministre a déploré que le sous-secteur de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation ait longtemps été traité comme « le parent pauvre » du budget sectoriel de l’éducation, avec une part souvent inférieure à 1 % des ressources allouées à l’école.
« Cette dépendance excessive aux financements extérieurs et aux projets ponctuels fragilise nos acquis et bride le déploiement de nos ambitions », a-t-il relevé.
Pour obtenir des résultats structurels, M. Guirassy plaide pour un alignement des moyens financiers sur les priorités politiques. « La souveraineté éducative commence par un rééquilibrage budgétaire national en faveur de l’alphabétisation, couplé à une mobilisation accrue des ressources propres des collectivités territoriales et à des mécanismes innovants de contribution du secteur privé », a-t-il soutenu.
Il a également indiqué que la formalisation du document de politique linguistique nationale, validée techniquement le mois dernier avec l’apport de tous les acteurs concernés, donne désormais au Sénégal une trajectoire claire. Cette dynamique se traduit déjà dans le système éducatif à travers le Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS), déployé dans 1 951 écoles des académies de Ziguinchor, Sédhiou et Thiès.
« Cela prouve tout simplement que l’ancrage dans la langue maternelle sécurise les apprentissages de base tout en préparant la maîtrise du français et des langues internationales », a conclu le ministre.
« Pour consacrer cette dynamique et stimuler les initiatives locales, le chef de l’État a décidé d’instituer le Grand prix du président de la République pour l’alphabétisation et les langues nationales. Un prix qui récompensera chaque année l’innovation pédagogique, l’action associative et l’impact communautaire », a-t-il déclaré.
Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), le ministre présidait un Comité régional de développement spécial (CRD spécial) consacré au Mois national de l’alphabétisation, placé cette année sous le thème : « L’alphabétisation, levier d’entrepreneuriat et d’employabilité pour une inclusion sociale et économique durable ».
M. Guirassy a insisté sur la nécessité de lier l’apprentissage de l’écrit à des parcours professionnels concrets. « L’alphabétisation ne se décrète pas depuis les bureaux de Dakar, elle prend vie dans nos terroirs, au contact des réalités du monde rural, des ateliers d’artisans et des groupements de femmes.
Elle n’a de valeur que si elle répond aux exigences du quotidien et ouvre de réelles perspectives d’émancipation », a-t-il affirmé, ajoutant que l’alphabétisation n’est pas un rattrapage mais un point de départ.
Le ministre a rappelé qu’entre 2013 et 2023, le taux d’analphabétisme chez les personnes de plus de 10 ans est passé de 54,6 % à 37,1 %, soit un recul de plus de 17 points. Une évolution qui traduit, selon lui, l’engagement des facilitateurs, des associations, des collectivités territoriales et des maîtres communautaires.
« Nous continuons d’ouvrir près de 500 classes par an, touchant, pour la seule session de 2026, près de 18 500 apprenants, dont plus de 13 000 pris en charge directement par l’État du Sénégal. Cependant, 37 % de nos concitoyens tenus à l’écart de l’écrit, c’est encore trop », a-t-il poursuivi.
Il a qualifié cette situation d’« injustice », qui pèse d’abord sur les campagnes et freine l’autonomisation des femmes. Pour lui, il est temps d’aborder franchement la question du modèle de financement de l’alphabétisation.
Le ministre a déploré que le sous-secteur de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation ait longtemps été traité comme « le parent pauvre » du budget sectoriel de l’éducation, avec une part souvent inférieure à 1 % des ressources allouées à l’école.
« Cette dépendance excessive aux financements extérieurs et aux projets ponctuels fragilise nos acquis et bride le déploiement de nos ambitions », a-t-il relevé.
Pour obtenir des résultats structurels, M. Guirassy plaide pour un alignement des moyens financiers sur les priorités politiques. « La souveraineté éducative commence par un rééquilibrage budgétaire national en faveur de l’alphabétisation, couplé à une mobilisation accrue des ressources propres des collectivités territoriales et à des mécanismes innovants de contribution du secteur privé », a-t-il soutenu.
Il a également indiqué que la formalisation du document de politique linguistique nationale, validée techniquement le mois dernier avec l’apport de tous les acteurs concernés, donne désormais au Sénégal une trajectoire claire. Cette dynamique se traduit déjà dans le système éducatif à travers le Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS), déployé dans 1 951 écoles des académies de Ziguinchor, Sédhiou et Thiès.
« Cela prouve tout simplement que l’ancrage dans la langue maternelle sécurise les apprentissages de base tout en préparant la maîtrise du français et des langues internationales », a conclu le ministre.