Un clip diffusé régulièrement à la télévision et même des rappels par SMS. Elecam, la commission électorale, a mis les bouchées doubles ces derniers jours pour inciter les Camerounais à aller voter.
Les autorités et le parti au pouvoir ont un « double intérêt » à vouloir éviter une forte abstention, explique Arrey Elvis Ntui, chercheur pour l’International Crisis Group. D’abord, limiter l’impact du boycott du MRC de Maurice Kamto sur la légitimité du scrutin, – c’est la principale figure de l’opposition, depuis la présidentielle –, mais aussi essayer de montrer que la situation sécuritaire serait désormais « sous contrôle » dans les zones anglophones où entre 5 et 15% seulement des habitants avaient voté à la présidentielle.
Seront-ils plus nombreux cette fois ? Les autorités l’assurent, plusieurs observateurs en doutent, sachant que les séparatistes ont imposé plusieurs jours de « villes mortes » menaçant de représailles ceux qui iraient voter et que l’ONG Amnesty International a alerté ces derniers jours sur une « flambée de violences » à l’approche du scrutin.
Les autorités et le parti au pouvoir ont un « double intérêt » à vouloir éviter une forte abstention, explique Arrey Elvis Ntui, chercheur pour l’International Crisis Group. D’abord, limiter l’impact du boycott du MRC de Maurice Kamto sur la légitimité du scrutin, – c’est la principale figure de l’opposition, depuis la présidentielle –, mais aussi essayer de montrer que la situation sécuritaire serait désormais « sous contrôle » dans les zones anglophones où entre 5 et 15% seulement des habitants avaient voté à la présidentielle.
Seront-ils plus nombreux cette fois ? Les autorités l’assurent, plusieurs observateurs en doutent, sachant que les séparatistes ont imposé plusieurs jours de « villes mortes » menaçant de représailles ceux qui iraient voter et que l’ONG Amnesty International a alerté ces derniers jours sur une « flambée de violences » à l’approche du scrutin.