Lendemain de vote au Bénin, après le double scrutin de ce dimanche 11 janvier. Quelques bureaux devaient rester ouverts tardivement, en raison d’un retard de plusieurs heures à l’ouverture. Près de 9 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour choisir les 109 députés de l'Assemblée nationale, parmi les candidats de cinq partis. Pour les locales, trois partis étaient en compétition pour plus de 1 800 sieges de conseillers communaux. Ce scrutin se tenait sans Moele Bénin (parti de la mouvance présidentielle) et sans Les Démocrates. Le principal parti de l’opposition dont le dossier a été jugé irrecevable par la commission électorale. Apres la fermeture, place au dépouillement. Notre envoyée spéciale, Magali Lagrange, y a assisté dans un centre de vote d’Akpakpa, à Cotonou.
Le dépouillement a commencé deux heures après l’heure de fermeture officielle des bureaux de vote, pour rattraper le retard du matin. « On a pu respecter les dix heures de vote, ça a été respecté rogoureusement ». Le président du poste de vote numéro 1 de l’EPP Akpakpa ouvre les bulletins, les représentants des partis vérifient. « Ça s'est bien passé, on a appris les règles au cours d'une formation et nous avons délivré les résultats provisoires au tableau pour les partis politiques ».
Dépouillement dans la nuit, lumières de la salle allumées. Á l’extérieur, quelques électeurs vont et viennent pour assister au dépouillement. Comme Ernest, qui regarde par la fenêtre. « Pour vérifier le cours normal des choses, pour voir si c'est bien fait, avoir une opinion sur ce qui se passe. parfois, il ya beaucoup de gens, mais certains sont découragés, surtout avec le retard ».
Dépouillement en deux temps : urne des législatives puis des communales. Pamela, représentante du parti Union progressiste le renouveau (UPR), est satisfaite mais estime que l’affluence n’était pas au rendez-vous dans son poste de vote. Même constat pour celui des Démocrates. « Le peule béninois, il n'est pas sorti, c'est vraiment malheureux ». Le nombre de votants est le même pour les deux scrutins. Quatre bulletins nuls sont comptabilisés pour les législatives, 16 pour les communales.
Le porte parole des Démocrates, Guy Mitokpè, a lui dénoncé les « ratés » de cette journée électorale, les retards qui ont obligé des électeurs à rentrer chez eux. Un son de cloche différent pour le président béninois. « Les gens sont sortis voter, c’était mon souhait. Aujourd’hui c’est le début d’une vie meilleure », a déclaré le président Patrice Talon qui achève cette année son deuxième mandat présidentiel et ne se représente pas.
Journée de vote à Abomey
Á Abomey, ville historique de la 23ᵉ circonscription électorale, le vote s’est déroulé dans le calme. Cinq sièges de députés y étaient à pourvoir. Quant au retard enregistré pour le démarrage des opérations de vote, il a varié entre 30 minutes et une heure maximum, rapporte notre correspondant au Bénin, Jean Luc Aplogan.
Le centre de vote de Kpokon, à la porte d'Abomey, échappe aux retards constatés ailleurs et déplorés par la mission d'observation des organisations de la société civile. Nougnon Koto en charge du bureau numéro 3, se félicite de cette ponctualité. « Nous avons ouvert le poste à l'heure indiquée, 7 heures ». Un respect des horaires qui a valu au sept bureaux du centre les compliments de Scolastique Bassa, membre de la plateforme des OSC : « L'organisation est correcte ».
À l'école primaire Hountondji au cœur d’Abomey, il y avait deux catégories d'électeurs. D'abord, ceux qui s'acquittent avec enthousiasme de leur devoir civique, à l'image de Laurent Gangbès. « Un moment important pour tout citoyen d'exprimer son choix sur ceux qui vont diriger la commune et ceux qui vont diriger le pays au niveau de l'Assemblée nationale ».
Mais il y a aussi ceux dont le bulletin porte un message politique. Évoquant les réformes de Patrice Talon, un électeur livre cette analyse. « Il y a de nouvelles lois, il y a moins d'engouement. On attend celui qui prendra le pouvoir et attendre de voir ce qu'il va dire sur ces nouvelles lois ».
Judicaël, interrogé après son vote, formule une exigence unique à l'attention des futurs élus : « Dans un pays de droit, il faut adopter les comportements qui riment avec la démocratie ».
À Abomey, les autorités locales et plusieurs sources confirment un scrutin paisible, sans incident majeur. À l'école Hountondji, la représentante du principal parti d'opposition Les Démocrates nous a déclaré n'avoir rien à contester ou à réclamer sur le déroulement du vote.
Des retards constatés à Cotonou
Les opérations de vote ont connu un retard au démarrage, ce dimanche matin, dans plusieurs bureaux de Cotonou, en raison de l’arrivée tardive du matériel, dont l'acheminement a parfois pris plusieurs heures. « On nous a très bien reçus, mais le vote a un peu de retard », raconte ainsi cet électeur qui poursuit : « Beaucoup de gens sont repartis, ils vont revenir plus tard. »
Après avoir patienté, Isidore, lui, a finalement pu accomplir son devoir civique : « C'est important les élections. Aucune démocratie ne se fait sans élections : il faut passer par les urnes pour avoir un chef. C'est pour cela que moi, je suis venu voter », explique-t-il.
Une fois les bureaux ouverts, les opérations se sont déroulées de façon fluide, en deux temps, comme l’explique Fifame, présidente d’un poste de vote du quartier de Fifadji, dans le 9ᵉ arrondissement de Cotonou : « Les bulletins sont différents. Il y en a un qui est gris, l'autre blanc. Quand les électeurs se présentent, ils passent d'abord aux législatives. Une fois qu'ils ont fini ici, ils tamponnent leur premier bulletin avec leurs empreintes et vont voter pour les communales où ils font la même chose ».
Une ambiance électorale sans effervescence
« L'encre indélébile prouve que j'ai accompli mes devoirs civiques », témoigne un électeur qui en a sur le doigt. « C'est pour élire ceux qui vont nous représenter. Il faut un accompagnement pour que ça évolue dans le bon sens », reprend-t-il.
Dans la file, Luc attend pour faire de même. Il est satisfait de son choix, mais remarque que l’ambiance électorale a changé : « Il n'y a pas l'effervescence qu'il y avait autrefois lors des journées d'élections dans notre pays. Les gens sont moins heureux d'aller voter ».
À Akpakpa, en fin d’après-midi, les électeurs étaient peu nombreux. Aux dernières législatives, en 2023, le taux de participation s'était élevé à 37%, selon les chiffres officiels. Dans son calendrier électoral la Cena avait annoncé des résultats d’ici demain.
Le dépouillement a commencé deux heures après l’heure de fermeture officielle des bureaux de vote, pour rattraper le retard du matin. « On a pu respecter les dix heures de vote, ça a été respecté rogoureusement ». Le président du poste de vote numéro 1 de l’EPP Akpakpa ouvre les bulletins, les représentants des partis vérifient. « Ça s'est bien passé, on a appris les règles au cours d'une formation et nous avons délivré les résultats provisoires au tableau pour les partis politiques ».
Dépouillement dans la nuit, lumières de la salle allumées. Á l’extérieur, quelques électeurs vont et viennent pour assister au dépouillement. Comme Ernest, qui regarde par la fenêtre. « Pour vérifier le cours normal des choses, pour voir si c'est bien fait, avoir une opinion sur ce qui se passe. parfois, il ya beaucoup de gens, mais certains sont découragés, surtout avec le retard ».
Dépouillement en deux temps : urne des législatives puis des communales. Pamela, représentante du parti Union progressiste le renouveau (UPR), est satisfaite mais estime que l’affluence n’était pas au rendez-vous dans son poste de vote. Même constat pour celui des Démocrates. « Le peule béninois, il n'est pas sorti, c'est vraiment malheureux ». Le nombre de votants est le même pour les deux scrutins. Quatre bulletins nuls sont comptabilisés pour les législatives, 16 pour les communales.
Le porte parole des Démocrates, Guy Mitokpè, a lui dénoncé les « ratés » de cette journée électorale, les retards qui ont obligé des électeurs à rentrer chez eux. Un son de cloche différent pour le président béninois. « Les gens sont sortis voter, c’était mon souhait. Aujourd’hui c’est le début d’une vie meilleure », a déclaré le président Patrice Talon qui achève cette année son deuxième mandat présidentiel et ne se représente pas.
Journée de vote à Abomey
Á Abomey, ville historique de la 23ᵉ circonscription électorale, le vote s’est déroulé dans le calme. Cinq sièges de députés y étaient à pourvoir. Quant au retard enregistré pour le démarrage des opérations de vote, il a varié entre 30 minutes et une heure maximum, rapporte notre correspondant au Bénin, Jean Luc Aplogan.
Le centre de vote de Kpokon, à la porte d'Abomey, échappe aux retards constatés ailleurs et déplorés par la mission d'observation des organisations de la société civile. Nougnon Koto en charge du bureau numéro 3, se félicite de cette ponctualité. « Nous avons ouvert le poste à l'heure indiquée, 7 heures ». Un respect des horaires qui a valu au sept bureaux du centre les compliments de Scolastique Bassa, membre de la plateforme des OSC : « L'organisation est correcte ».
À l'école primaire Hountondji au cœur d’Abomey, il y avait deux catégories d'électeurs. D'abord, ceux qui s'acquittent avec enthousiasme de leur devoir civique, à l'image de Laurent Gangbès. « Un moment important pour tout citoyen d'exprimer son choix sur ceux qui vont diriger la commune et ceux qui vont diriger le pays au niveau de l'Assemblée nationale ».
Mais il y a aussi ceux dont le bulletin porte un message politique. Évoquant les réformes de Patrice Talon, un électeur livre cette analyse. « Il y a de nouvelles lois, il y a moins d'engouement. On attend celui qui prendra le pouvoir et attendre de voir ce qu'il va dire sur ces nouvelles lois ».
Judicaël, interrogé après son vote, formule une exigence unique à l'attention des futurs élus : « Dans un pays de droit, il faut adopter les comportements qui riment avec la démocratie ».
À Abomey, les autorités locales et plusieurs sources confirment un scrutin paisible, sans incident majeur. À l'école Hountondji, la représentante du principal parti d'opposition Les Démocrates nous a déclaré n'avoir rien à contester ou à réclamer sur le déroulement du vote.
Des retards constatés à Cotonou
Les opérations de vote ont connu un retard au démarrage, ce dimanche matin, dans plusieurs bureaux de Cotonou, en raison de l’arrivée tardive du matériel, dont l'acheminement a parfois pris plusieurs heures. « On nous a très bien reçus, mais le vote a un peu de retard », raconte ainsi cet électeur qui poursuit : « Beaucoup de gens sont repartis, ils vont revenir plus tard. »
Après avoir patienté, Isidore, lui, a finalement pu accomplir son devoir civique : « C'est important les élections. Aucune démocratie ne se fait sans élections : il faut passer par les urnes pour avoir un chef. C'est pour cela que moi, je suis venu voter », explique-t-il.
Une fois les bureaux ouverts, les opérations se sont déroulées de façon fluide, en deux temps, comme l’explique Fifame, présidente d’un poste de vote du quartier de Fifadji, dans le 9ᵉ arrondissement de Cotonou : « Les bulletins sont différents. Il y en a un qui est gris, l'autre blanc. Quand les électeurs se présentent, ils passent d'abord aux législatives. Une fois qu'ils ont fini ici, ils tamponnent leur premier bulletin avec leurs empreintes et vont voter pour les communales où ils font la même chose ».
Une ambiance électorale sans effervescence
« L'encre indélébile prouve que j'ai accompli mes devoirs civiques », témoigne un électeur qui en a sur le doigt. « C'est pour élire ceux qui vont nous représenter. Il faut un accompagnement pour que ça évolue dans le bon sens », reprend-t-il.
Dans la file, Luc attend pour faire de même. Il est satisfait de son choix, mais remarque que l’ambiance électorale a changé : « Il n'y a pas l'effervescence qu'il y avait autrefois lors des journées d'élections dans notre pays. Les gens sont moins heureux d'aller voter ».
À Akpakpa, en fin d’après-midi, les électeurs étaient peu nombreux. Aux dernières législatives, en 2023, le taux de participation s'était élevé à 37%, selon les chiffres officiels. Dans son calendrier électoral la Cena avait annoncé des résultats d’ici demain.