À l’occasion de l’inauguration de la nouvelle identité visuelle de son enseigne « Senn Burger », Solenn Fanta Vidal, Directrice Générale de l’entreprise, a lancé un appel vibrant à la jeunesse sénégalaise. Entre l’illusion de l’Eldorado européen et les opportunités locales, cette jeune entrepreneure franco-sénégalaise mise sur le « Fast Fresh » et l'autonomisation des femmes pour bâtir l'avenir.
L’illusion de l’Occident face au potentiel local
Pour Solenn Fanta Vidal, le constat est sans appel : le rêve européen est souvent bâti sur une méconnaissance de la réalité. « Ces jeunes qui veulent partir ont une très mauvaise image de ce qui les attend là-bas. C’est très dommage », regrette-t-elle. Forte de son expérience de biculturelle ayant fait le trajet inverse, elle exhorte les jeunes à réinvestir leur énergie et leurs économies sur le sol national.
L’argument financier est au cœur de son discours. Selon elle, le capital investi dans les voyages clandestins ou risqués pourrait servir de levier pour de petits projets locaux. « On peut commencer avec ce qu’on a », martèle-t-elle en prenant l’exemple de son propre restaurant qui, à ses débuts, ne comptait que quatre tables.
Senn Burger, le succès du « Fast Fresh » et du 100% féminin
Installée au Sénégal depuis cinq ans, Solenn a introduit le concept de « Fast Fresh » : une alliance entre la rapidité du service et l’exigence de l’artisanal. Chez Senn Burger, tout est fait maison, de l’assaisonnement des steaks à la mayonnaise, avec une carte diversifiée allant du bœuf aux crevettes.
Mais au-delà de l’assiette, l’entreprise porte une mission sociale forte. L’équipe est intégralement composée de femmes. « Le but, c’est vraiment de développer l’autonomisation des femmes », explique la directrice. Actuellement à la tête de deux établissements (Almadies et Ngaparou) employant 15 personnes, elle prévoit une montée en puissance avec l’arrivée des Jeux Olympiques de la Jeunesse, synonyme de création d’emplois massives.
Contenu local et résilience face au marché
Bien que l’enseigne privilégie les petits commerçants locaux pour ses approvisionnements, Solenn Fanta Vidal reste lucide sur les défis du secteur. Si le « contenu local » est privilégié, de certains produits comme les fromages de qualité restent importés pour maintenir un avantage concurrentiel.
L’entrepreneuriat n’a pourtant pas été son premier choix. Arrivée avec ses diplômes et son expérience française, elle a été brutalement confrontée à la réalité du marché de l’emploi salarié. « Je me rendais compte que ce n’était pas possible. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’ouvrir Senn Burger », confie-t-elle.
Citoyenneté et perspectives d’avenir
Interrogée sur la politique fiscale actuelle, la jeune directrice adopte une posture de « bon citoyen ». Si elle reconnaît que la pression fiscale a un impact réel sur l’activité, elle estime qu'il est du devoir de chaque entreprise de se plier aux législations pour participer au développement du pays.
L'ambition de Senn Burger ne s'arrête pas là. À moyen terme, Solenn Fanta Vidal envisage le développement de franchises pour couvrir davantage de zones et continuer à prouver qu’au Sénégal, « on peut rester et réussir ».
L’illusion de l’Occident face au potentiel local
Pour Solenn Fanta Vidal, le constat est sans appel : le rêve européen est souvent bâti sur une méconnaissance de la réalité. « Ces jeunes qui veulent partir ont une très mauvaise image de ce qui les attend là-bas. C’est très dommage », regrette-t-elle. Forte de son expérience de biculturelle ayant fait le trajet inverse, elle exhorte les jeunes à réinvestir leur énergie et leurs économies sur le sol national.
L’argument financier est au cœur de son discours. Selon elle, le capital investi dans les voyages clandestins ou risqués pourrait servir de levier pour de petits projets locaux. « On peut commencer avec ce qu’on a », martèle-t-elle en prenant l’exemple de son propre restaurant qui, à ses débuts, ne comptait que quatre tables.
Senn Burger, le succès du « Fast Fresh » et du 100% féminin
Installée au Sénégal depuis cinq ans, Solenn a introduit le concept de « Fast Fresh » : une alliance entre la rapidité du service et l’exigence de l’artisanal. Chez Senn Burger, tout est fait maison, de l’assaisonnement des steaks à la mayonnaise, avec une carte diversifiée allant du bœuf aux crevettes.
Mais au-delà de l’assiette, l’entreprise porte une mission sociale forte. L’équipe est intégralement composée de femmes. « Le but, c’est vraiment de développer l’autonomisation des femmes », explique la directrice. Actuellement à la tête de deux établissements (Almadies et Ngaparou) employant 15 personnes, elle prévoit une montée en puissance avec l’arrivée des Jeux Olympiques de la Jeunesse, synonyme de création d’emplois massives.
Contenu local et résilience face au marché
Bien que l’enseigne privilégie les petits commerçants locaux pour ses approvisionnements, Solenn Fanta Vidal reste lucide sur les défis du secteur. Si le « contenu local » est privilégié, de certains produits comme les fromages de qualité restent importés pour maintenir un avantage concurrentiel.
L’entrepreneuriat n’a pourtant pas été son premier choix. Arrivée avec ses diplômes et son expérience française, elle a été brutalement confrontée à la réalité du marché de l’emploi salarié. « Je me rendais compte que ce n’était pas possible. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’ouvrir Senn Burger », confie-t-elle.
Citoyenneté et perspectives d’avenir
Interrogée sur la politique fiscale actuelle, la jeune directrice adopte une posture de « bon citoyen ». Si elle reconnaît que la pression fiscale a un impact réel sur l’activité, elle estime qu'il est du devoir de chaque entreprise de se plier aux législations pour participer au développement du pays.
L'ambition de Senn Burger ne s'arrête pas là. À moyen terme, Solenn Fanta Vidal envisage le développement de franchises pour couvrir davantage de zones et continuer à prouver qu’au Sénégal, « on peut rester et réussir ».