C'est décidément l'été de tous les extrêmes en Europe : une cinquième vague de chaleur extrême déferle en ce moment sur le Vieux Continent. En France, la température va friser les 40 degrés par endroits. 80 départements sont placés en vigilance orange canicule. À l'échelle européenne, 92 millions de personnes vivaient mercredi dans des zones où les températures ont dépassé 35 degrés et quelque 300 millions ont été confrontées à plus de 30 degrés.
Les températures caniculaires « se décaleront progressivement un peu plus vers l'est » vendredi 14 août, prévoit le prévisionniste Météo-France, amorçant une baisse progressive dans le nord-ouest qui sera « surtout sensible et conséquente durant le week-end ».
La difficile estimation du coût
Face à la répétition de ces épisodes, la question de leur coût se pose de plus en plus. Les canicules à répétition de cet été pourraient coûter « de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros », selon la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, qui a réuni, mercredi 12 août, le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH). Mais il faut rester prudent sur ce calcul, car chiffrer le coût d'un épisode météorologique est un exercice difficile.
Tout d'abord, il faut prendre en compte ses effets directs et indirects sur l'économie. Ce qui n’est pas toujours facile à quantifier. « Les coûts directs, ce sont les dommages qui sont directement liés à la canicule, par exemple la baisse des rendements agricoles ou une surconsommation électrique. Après, il y a des coûts indirects qui sont des effets en cascade dans le reste de l’économie. Si on prend l’exemple d’une récolte : si une récolte diminue, les prix alimentaires vont augmenter », explique Pascal de Lima, chef économiste chez BKMC auprès de Pierre Olivier, du service économie de RFI.
Autre difficulté : calculer le manque à gagner par rapport à une année sans canicule. Là encore, les indicateurs comportent des marges d'erreur : « Aujourd’hui, les méthodes qu’on utilise, c’est d'imaginer la production française si cette canicule n’avait pas eu lieu. Donc, on compare les mêmes territoires dans des périodes chaudes, on compare des productivités d’entreprises qui sont exposées de la même façon… Il y a forcément des marges d’erreur. On peut produire un ordre de grandeur crédible, mais il n’existe pas un chiffre unique du coût des canicules. »
Preuve de la complexité à chiffrer le coût d'une canicule, l'Insee a refusé de confirmer les chiffres avancés par Monique Barbut.
Les températures caniculaires « se décaleront progressivement un peu plus vers l'est » vendredi 14 août, prévoit le prévisionniste Météo-France, amorçant une baisse progressive dans le nord-ouest qui sera « surtout sensible et conséquente durant le week-end ».
La difficile estimation du coût
Face à la répétition de ces épisodes, la question de leur coût se pose de plus en plus. Les canicules à répétition de cet été pourraient coûter « de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros », selon la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, qui a réuni, mercredi 12 août, le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH). Mais il faut rester prudent sur ce calcul, car chiffrer le coût d'un épisode météorologique est un exercice difficile.
Tout d'abord, il faut prendre en compte ses effets directs et indirects sur l'économie. Ce qui n’est pas toujours facile à quantifier. « Les coûts directs, ce sont les dommages qui sont directement liés à la canicule, par exemple la baisse des rendements agricoles ou une surconsommation électrique. Après, il y a des coûts indirects qui sont des effets en cascade dans le reste de l’économie. Si on prend l’exemple d’une récolte : si une récolte diminue, les prix alimentaires vont augmenter », explique Pascal de Lima, chef économiste chez BKMC auprès de Pierre Olivier, du service économie de RFI.
Autre difficulté : calculer le manque à gagner par rapport à une année sans canicule. Là encore, les indicateurs comportent des marges d'erreur : « Aujourd’hui, les méthodes qu’on utilise, c’est d'imaginer la production française si cette canicule n’avait pas eu lieu. Donc, on compare les mêmes territoires dans des périodes chaudes, on compare des productivités d’entreprises qui sont exposées de la même façon… Il y a forcément des marges d’erreur. On peut produire un ordre de grandeur crédible, mais il n’existe pas un chiffre unique du coût des canicules. »
Preuve de la complexité à chiffrer le coût d'une canicule, l'Insee a refusé de confirmer les chiffres avancés par Monique Barbut.