En Suisse, la rémunération de deux patrons provoque des remous

La presse helvète épingle deux grands patrons dont les rémunérations attirent l'attention au moment où justement les salaires excessifs sont au centre d'un débat dans la population. La Suisse a même commencé à prendre des dispositions pour limiter ces revenus faramineux.



Brady Gougan, directeur du Crédit suisse lors d'une conférence de presse le 1er novembre 2011. AFP / FABRICE COFFRINI
Le directeur général de Glencore Xstrata, le géant helvétique des matières premières, va percevoir plus de 44 millions d'euros en tant qu'actionnaire alors que son groupe vient de publier des résultats négatifs au premier semestre.
La presse suisse s'en offusque. D'autant plus qu'en mars dernier alors que la Suisse prenait une initiative contre les rémunérations abusives et interdisait les parachutes dorés, Ivan Glasenberg expliquait qu'il était parmi les patrons les moins bien payés des grandes sociétés cotées et compensait donc un faible salaire grâce à ses dividendes. Quant au directeur du Crédit suisse, on apprend qu'il va engranger près de 5 millions d'euros de plus-value sur les actions qu'il a obtenues en bonus et qui plus est non imposable.
Brady Dougan détiendrait 36 millions d'euros en actions du Crédit suisse. Ces rémunérations et avantages financiers impressionnants ne passent plus dans l'opinion publique suisse. En novembre, des Suisses sont appelés à se prononcer cette fois sur la limitation des écarts de salaire au sein d'une même entreprise.

Source : Rfi.fr

 

Dépéche

Lundi 26 Aout 2013 13:33


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