La Zambie a dissous son Parlement vendredi 15 mai, à moins de trois mois de la présidentielle du 13 août. Une dissolution qui interroge et inquiète plusieurs associations de la société civile.
Cette dissolution qui intervient après une fin de session parlementaire particulièrement controversée : 73 lois ont été examinées et votées en une semaine seulement. Des textes sur la cybersécurité, les rassemblements publics ou encore la surveillance, que plusieurs organisations jugent inquiétants pour les libertés publiques.
« Nous ne connaissons pas les motivations derrière le passage de toutes ces lois en une seule semaine, alors que nous avions eu cinq ans pour faire ce travail correctement », s’interroge Austin Kayanda, directeur du Media Institute of Southern Africa, joint par Christina Okello. L’acteur de la société civile rappelle au micro de RFI que des inquiétudes avaient été soulevées quant à la nécessité de revoir certaines de ces lois dès le début du mandat « et on nous avait assuré que cela ne se ferait pas », informe-t-il.
Pourquoi maintenant ? Dans un lapse de temps si court ? Austin Kayanda estime que les Zambiens auraient dû avoir plus de temps pour examiner ces textes et donner leur avis. Une loi en particulier pose problème : celle sur les rassemblements publics. « Cela signifie qu’on revient à l’époque coloniale, où il fallait une autorisation pour se réunir, s’associer ou partager des idées. Pour nous, ce texte n’est pas différent de la loi sur l’ordre public qu’il était pourtant censé remplacer », juge-t-il.
Austin Kayanda espère désormais que le président, Hakainde Hichilema, ne promulguera pas certaines de ces lois, « afin que les citoyens aient davantage de temps pour les examiner et participer au débat ».
Cette dissolution qui intervient après une fin de session parlementaire particulièrement controversée : 73 lois ont été examinées et votées en une semaine seulement. Des textes sur la cybersécurité, les rassemblements publics ou encore la surveillance, que plusieurs organisations jugent inquiétants pour les libertés publiques.
« Nous ne connaissons pas les motivations derrière le passage de toutes ces lois en une seule semaine, alors que nous avions eu cinq ans pour faire ce travail correctement », s’interroge Austin Kayanda, directeur du Media Institute of Southern Africa, joint par Christina Okello. L’acteur de la société civile rappelle au micro de RFI que des inquiétudes avaient été soulevées quant à la nécessité de revoir certaines de ces lois dès le début du mandat « et on nous avait assuré que cela ne se ferait pas », informe-t-il.
Pourquoi maintenant ? Dans un lapse de temps si court ? Austin Kayanda estime que les Zambiens auraient dû avoir plus de temps pour examiner ces textes et donner leur avis. Une loi en particulier pose problème : celle sur les rassemblements publics. « Cela signifie qu’on revient à l’époque coloniale, où il fallait une autorisation pour se réunir, s’associer ou partager des idées. Pour nous, ce texte n’est pas différent de la loi sur l’ordre public qu’il était pourtant censé remplacer », juge-t-il.
Austin Kayanda espère désormais que le président, Hakainde Hichilema, ne promulguera pas certaines de ces lois, « afin que les citoyens aient davantage de temps pour les examiner et participer au débat ».