Le sujet fait peur. Les gens rechignent à l’aborder. Rien qu’à son évocation, la plupart de nos interlocuteurs ont pris la poudre d’escampette. De l’avenue Bourguiba, en passant par Niary Tally, Rond-point Jet d’eau entre autres coins, la réaction est unanime.
11 heures au Grand-Place du rond point jet d’eau. Des personnes du troisième devisent tranquillement pendant que d’autres sont absorbés par le jeu de Dames. Nous tentons de les accrocher par l’entremise d’une blague. Le climat se détend. Une discussion commence à s’installer. Cependant, quand nous avons abordé la question sur l’engagement du militaire à la politique. Les visages se referment. Il y en a qui changent de position comme d’autres cherchent à s’occuper ailleurs. «Hey, hey, hey, madame ne continuez même pas, vous étiez témoin de ce qui s’est passé avec le colonel Kébé, donc parlez d’autres chose», peste un des vieux plus loquace. Pour clôturer la discussion. Il fait motus, bouche cousue avec sa main pour symboliser davantage son refus catégorique de parler de ce sujet.
Samba Cissé. Visiblement, 40 berges révolus. Il est ancien tailleur de son état. Habillé d’un caftan bleu et d’un bonnet noir s’éloigne un peu du groupe. Mais, cela sera de courte durée. Il sera très vite rappelé à l’ordre par le délégué du Grand-Place. «Cissé ce que tu diras n’engagera que toi, donc moi je ne parlerai sous aucun prétexte pour ma liberté», lui lance-t-il avant de tonner une mise en garde à la figure de son compère : «et si tu dois vraiment parler, tu m’avertis pour que je débarrasse le plancher pour ne pas être témoin demain». Dos au mur, Samba Cissé se rétracte : «Madame donc vous comprenez ma situation, je ne peux pas parler sans l’aval de mon supérieur», se désole t-il.
Après l’épisode avec ces gens d’un âge avancé, nous essayons, de guerre lasse, de convaincre d’autres citoyens sénégalais. C’est ainsi que nous parcourons les alentours de l’avenue Bourguiba jusque vers Niary Tally. C’est vers Dieuppeul, qu’une piétonne, Aida Fall (nom d’emprunt) cède enfin après quelques conciliabules. «On ne pas être au four et au moulin. Ils n’ont qu’à se concentrer sur leur sacerdoce plutôt que de s’occuper des affaires politiques», soutient-elle. Notre interlocutrice de préciser : «si un militaire ou homme de tenue fait de la politique, ils vont l’obliger à prendre des positions ou révéler des choses alors qu’ils sont soumis à l’obligation de réserve». Aida Fall de fournir le capitaine Dièye en exemple qui selon elle, s’est livré à des déballages alors que «la responsabilité d’un officier est de se limiter à défendre sa nation».
11 heures au Grand-Place du rond point jet d’eau. Des personnes du troisième devisent tranquillement pendant que d’autres sont absorbés par le jeu de Dames. Nous tentons de les accrocher par l’entremise d’une blague. Le climat se détend. Une discussion commence à s’installer. Cependant, quand nous avons abordé la question sur l’engagement du militaire à la politique. Les visages se referment. Il y en a qui changent de position comme d’autres cherchent à s’occuper ailleurs. «Hey, hey, hey, madame ne continuez même pas, vous étiez témoin de ce qui s’est passé avec le colonel Kébé, donc parlez d’autres chose», peste un des vieux plus loquace. Pour clôturer la discussion. Il fait motus, bouche cousue avec sa main pour symboliser davantage son refus catégorique de parler de ce sujet.
Samba Cissé. Visiblement, 40 berges révolus. Il est ancien tailleur de son état. Habillé d’un caftan bleu et d’un bonnet noir s’éloigne un peu du groupe. Mais, cela sera de courte durée. Il sera très vite rappelé à l’ordre par le délégué du Grand-Place. «Cissé ce que tu diras n’engagera que toi, donc moi je ne parlerai sous aucun prétexte pour ma liberté», lui lance-t-il avant de tonner une mise en garde à la figure de son compère : «et si tu dois vraiment parler, tu m’avertis pour que je débarrasse le plancher pour ne pas être témoin demain». Dos au mur, Samba Cissé se rétracte : «Madame donc vous comprenez ma situation, je ne peux pas parler sans l’aval de mon supérieur», se désole t-il.
Après l’épisode avec ces gens d’un âge avancé, nous essayons, de guerre lasse, de convaincre d’autres citoyens sénégalais. C’est ainsi que nous parcourons les alentours de l’avenue Bourguiba jusque vers Niary Tally. C’est vers Dieuppeul, qu’une piétonne, Aida Fall (nom d’emprunt) cède enfin après quelques conciliabules. «On ne pas être au four et au moulin. Ils n’ont qu’à se concentrer sur leur sacerdoce plutôt que de s’occuper des affaires politiques», soutient-elle. Notre interlocutrice de préciser : «si un militaire ou homme de tenue fait de la politique, ils vont l’obliger à prendre des positions ou révéler des choses alors qu’ils sont soumis à l’obligation de réserve». Aida Fall de fournir le capitaine Dièye en exemple qui selon elle, s’est livré à des déballages alors que «la responsabilité d’un officier est de se limiter à défendre sa nation».