À l’occasion de la fête du 1er mai, la section UCAD du Syndicat Unitaire et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES-ESR) a officiellement appelé à une révision de la loi n° 94-79 du 24 novembre 1994. Trente ans après son adoption, le syndicat estime que ce texte ne garantit plus la protection nécessaire des enseignants-chercheurs face aux « interventions massives des forces de l’ordre » et aux pressions croissantes sur les libertés académiques.
Le syndicat dénonce un cadre juridique « flou » qui laisse au Recteur un pouvoir discrétionnaire pour définir l'urgence d'une intervention policière. Pour y remédier, le SUDES-ESR propose trois axes de transformation majeurs. Le premier concerne l’extension des franchises aux cités des étudiants et des enseignants, jusqu'ici exclues, et un encadrement strict du recours à la force publique.
Le deuxième axe, le plus novateur, porte sur la création d’une véritable « immunité académique ». Le syndicat souhaite passer d'une simple tolérance à un statut protecteur garantissant que la parole et les résultats de recherche ne fassent l'objet d'aucune poursuite. « Une telle immunité éviterait qu’en ce XXIe siècle, des universitaires ne soient exposés à la jurisprudence Galilée », précise le communiqué, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un privilège mais d'une condition pour la liberté de penser.
Enfin, le SUDES-ESR pointe du doigt la « dégradation indigne » des conditions de travail, citant la vétusté des infrastructures et le manque d'autonomie financière des universités. Le syndicat appelle à l'inscription d'une « règle d’or » pour le financement de la recherche et à une organisation ergonomique des espaces de travail.
Pour le SUDES, réinventer ces franchises est le gage d’un accès pour tous à une « connaissance libre et émancipatrice ».
Enseignement Supérieur : Le SUDES-ESR UCAD réclame une révision de la loi sur les franchises universitaires
Mardi 5 Mai 2026 00:34
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