« Quand les tirs ont commencé à retentir, ils ont commencé à brûler les maisons. Pris de panique, nous avons fui chacun de notre côté. En fuyant, mon enfant est resté dans la maison. Beaucoup de gens ont été tués, nos biens ont pris le feu et mon enfant est mort dans notre maison qui a été incendiée. Je me retrouve ici à Bafwasende. Je n’ai plus rien », raconte la jeune femme.
L’attaque de Muchacha a été revendiquée par l’organisation État islamique. Quelques jours plus tard, à Badengaido, à une dizaine de kilomètres, s'est joué un scénario similaire.
Afflux massif de déplacés
Trésor se souvient d’une nuit d’horreur : tirs, incendies, civils pris pour cible. « Ça tirait à Badengaido. L’école du village a été incendiée, la maison du directeur aussi. Nous avons vu que la menace devenait grave. Nous avons fui et nous voici à Bafwasende. Je suis ici avec ma femme et mes enfants. D’ailleurs, je ne sais pas où se trouve un de mes enfants avec cette fuite. Nous cherchons et espérons. Aujourd’hui, nous sommes des déplacés et nous sommes dans un état critique. »
Ces attaques ont provoqué un afflux massif de déplacés à Bafwasende, et jusque dans la ville de Kisangani. Ces deux derniers mois, les ADF ont été responsables de la majorité des homicides commis par des groupes armés, avec près de 100 civils tués, ainsi que de nombreux enlèvements.
Parallèlement aux violences, le groupe impose aussi des formes de contrôle économique : collecte de « jetons » et taxes sur l’exploitation locale, en place depuis novembre 2025.
L’attaque de Muchacha a été revendiquée par l’organisation État islamique. Quelques jours plus tard, à Badengaido, à une dizaine de kilomètres, s'est joué un scénario similaire.
Afflux massif de déplacés
Trésor se souvient d’une nuit d’horreur : tirs, incendies, civils pris pour cible. « Ça tirait à Badengaido. L’école du village a été incendiée, la maison du directeur aussi. Nous avons vu que la menace devenait grave. Nous avons fui et nous voici à Bafwasende. Je suis ici avec ma femme et mes enfants. D’ailleurs, je ne sais pas où se trouve un de mes enfants avec cette fuite. Nous cherchons et espérons. Aujourd’hui, nous sommes des déplacés et nous sommes dans un état critique. »
Ces attaques ont provoqué un afflux massif de déplacés à Bafwasende, et jusque dans la ville de Kisangani. Ces deux derniers mois, les ADF ont été responsables de la majorité des homicides commis par des groupes armés, avec près de 100 civils tués, ainsi que de nombreux enlèvements.
Parallèlement aux violences, le groupe impose aussi des formes de contrôle économique : collecte de « jetons » et taxes sur l’exploitation locale, en place depuis novembre 2025.