À l’entrée du marché d’Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une vendeuse interpelle le gouverneur du Sud-Kivu. « Ouvrez la frontière », lance-t-elle, devant des étals clairsemés. Depuis la fermeture avec Bujumbura, l’économie locale tourne au ralenti.
Une autre femme s’avance pour implorer le gouverneur. Elle implore le gouverneur : ses proches ont fui à l’arrivée de l’AFC/M23 et restent coincés côté burundais. « Beaucoup d’enfants sont là-bas, même les membres de l’église, tous sont là-bas. Il y a mes enfants et les enfants de mon oncle », rapporte-t-elle.
« Un sentiment d'impuissance face à cette souffrance »
Le gouverneur Jean-Jacques Purusi écoute et dit sa frustration. Pour lui, il y a « un sentiment d'impuissance face à cette souffrance. Nous voulions que la province, la frontière, soit ouverte le plus rapidement possible. Mais il y a aussi des impératifs sécuritaires liés à la réalité des deux pays. Il faut savoir que l'ennemi n'est pas si loin que ça. Il est ici à Sange, à 30 km, et dans les hauteurs, il est à une quinzaine de kilomètres d'ici. »
Mais sur le terrain, certains n’attendent plus. Raphaël, 19 ans, a fui le site de réfugié de Busuma. « Là-bas, il y a beaucoup de misère. Il y a beaucoup de souffrance. Il y a aussi le manque d'eau. » Il a traversé le lac Tanganyika en pirogue de nuit, au péril de sa vie. « Nous sommes venus à trois, mais mes frères sont restés à Gatumba parce qu'ils ont été attrapés. »
À ses côtés, un homme confie lui aussi sa traversée clandestine, accroché à un simple bidon pour rester à flot. Ils étaient quatorze au départ, deux n’ont jamais atteint la rive.
Une autre femme s’avance pour implorer le gouverneur. Elle implore le gouverneur : ses proches ont fui à l’arrivée de l’AFC/M23 et restent coincés côté burundais. « Beaucoup d’enfants sont là-bas, même les membres de l’église, tous sont là-bas. Il y a mes enfants et les enfants de mon oncle », rapporte-t-elle.
« Un sentiment d'impuissance face à cette souffrance »
Le gouverneur Jean-Jacques Purusi écoute et dit sa frustration. Pour lui, il y a « un sentiment d'impuissance face à cette souffrance. Nous voulions que la province, la frontière, soit ouverte le plus rapidement possible. Mais il y a aussi des impératifs sécuritaires liés à la réalité des deux pays. Il faut savoir que l'ennemi n'est pas si loin que ça. Il est ici à Sange, à 30 km, et dans les hauteurs, il est à une quinzaine de kilomètres d'ici. »
Mais sur le terrain, certains n’attendent plus. Raphaël, 19 ans, a fui le site de réfugié de Busuma. « Là-bas, il y a beaucoup de misère. Il y a beaucoup de souffrance. Il y a aussi le manque d'eau. » Il a traversé le lac Tanganyika en pirogue de nuit, au péril de sa vie. « Nous sommes venus à trois, mais mes frères sont restés à Gatumba parce qu'ils ont été attrapés. »
À ses côtés, un homme confie lui aussi sa traversée clandestine, accroché à un simple bidon pour rester à flot. Ils étaient quatorze au départ, deux n’ont jamais atteint la rive.