Tous trois avaient été reconnus coupables, en décembre dernier, de complot visant à fournir un soutien matériel ou des ressources destinés à tuer, enlever et mutiler des personnes, ainsi qu'à utiliser des armes de destruction massive, dans un pays étranger [ les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du pays]
Arrêté en 2022 après une enquête du FBI, Lah Nestor Langmi a notamment été condamné sur la base d'un message audio, demandant à des séparatistes d'enlever un chef traditionnel. Le jour de la capture de ce dernier, le cardinal Christian Tumi se trouvait à ses côtés. Et l'autre accusé, Francis Chenyi s'était alors chargé de transmettre, aux ravisseurs, les questions à poser aux deux hommes.
Les accusés sont aussi condamnés pour des transactions liées aux versements de différentes rançons, après enlèvement, ou pour avoir organisé l'achat et la formation de séparatistes à l'utilisation d'engins explosifs.
A leur procès, le procureur étasunien avait déclaré « que vous commettiez un crime ici ou […] que vous souteniez une activité illégale à l'autre bout du monde, vous serez tenus responsables. »
Des condamnations qui doivent servir de « rappel salutaire ». Pour l'avocat Félix Agbor Balla, figure de la société civile anglophone au Cameroun « aucune cause [...] ne justifie [...] les attaques contre les civils », mais il appelle à ne pas occulter « les griefs politiques réels à l'origine d'un conflit qui dure depuis bientôt dix ans. »
Pour l'avocat Félix Agbor Balla, « l'obligation de rendre des comptes doit s'appliquer à tous les auteurs d'exactions y compris au sein forces gouvernementales ».
Arrêté en 2022 après une enquête du FBI, Lah Nestor Langmi a notamment été condamné sur la base d'un message audio, demandant à des séparatistes d'enlever un chef traditionnel. Le jour de la capture de ce dernier, le cardinal Christian Tumi se trouvait à ses côtés. Et l'autre accusé, Francis Chenyi s'était alors chargé de transmettre, aux ravisseurs, les questions à poser aux deux hommes.
Les accusés sont aussi condamnés pour des transactions liées aux versements de différentes rançons, après enlèvement, ou pour avoir organisé l'achat et la formation de séparatistes à l'utilisation d'engins explosifs.
A leur procès, le procureur étasunien avait déclaré « que vous commettiez un crime ici ou […] que vous souteniez une activité illégale à l'autre bout du monde, vous serez tenus responsables. »
Des condamnations qui doivent servir de « rappel salutaire ». Pour l'avocat Félix Agbor Balla, figure de la société civile anglophone au Cameroun « aucune cause [...] ne justifie [...] les attaques contre les civils », mais il appelle à ne pas occulter « les griefs politiques réels à l'origine d'un conflit qui dure depuis bientôt dix ans. »
Pour l'avocat Félix Agbor Balla, « l'obligation de rendre des comptes doit s'appliquer à tous les auteurs d'exactions y compris au sein forces gouvernementales ».