Ils sont cinq, âgés de 8 à 18 ans. Avec leurs pelles, ils bouchent les trous, sur la route, avec du sable et demandent, en échange, de l’argent aux conducteurs passant par là. « Les magasins sont fermés, les gens ont fui. C’est dur à la maison. J’essaie donc de ramener un peu d’argent pour acheter à manger. On se donne rendez-vous vers 6h00 et on est là, jusqu’au couvre-feu de 18h00. Les écoles sont fermées à cause de la guerre. Donc on n’a rien d’autre à faire », témoigne Alamnugus, un ancien du groupe.
À chaque véhicule, les enfants s’arrêtent et font signe au chauffeur en espérant un peu d’argent. Ce travail pénible n’est pas non plus sans danger. « On commence tôt. Parfois, il faut retirer de grosses pierres. C’est fatiguant, surtout quand le soleil est fort. Mais chaque somme d’argent peut nous sauver la vie. Sauf quand les militaires passent. Là, on ne demande rien. On a trop peur d’eux car ils tuent les gens », explique Abel, 16 ans.
Un dollar
En fin de journée, les enfants parviennent à récolter parfois un dollar. Aragawi est chauffeur. Voir ces jeunes mendier le désole. « Cela me rend triste et en colère. Ils devraient être à l’école mais à cause du conflit, tous les établissements sont fermés. Des enfants ne devraient pas être contraints de faire ça. Mais ils n’ont pas le choix malheureusement », s’indigne-t-il.
Aujourd’hui, plus de 90 % de la population du Tigré a besoin d’aide humanitaire, selon l’ONU. D’après les observateurs, seul un arrêt du conflit pourrait améliorer la situation.
À chaque véhicule, les enfants s’arrêtent et font signe au chauffeur en espérant un peu d’argent. Ce travail pénible n’est pas non plus sans danger. « On commence tôt. Parfois, il faut retirer de grosses pierres. C’est fatiguant, surtout quand le soleil est fort. Mais chaque somme d’argent peut nous sauver la vie. Sauf quand les militaires passent. Là, on ne demande rien. On a trop peur d’eux car ils tuent les gens », explique Abel, 16 ans.
Un dollar
En fin de journée, les enfants parviennent à récolter parfois un dollar. Aragawi est chauffeur. Voir ces jeunes mendier le désole. « Cela me rend triste et en colère. Ils devraient être à l’école mais à cause du conflit, tous les établissements sont fermés. Des enfants ne devraient pas être contraints de faire ça. Mais ils n’ont pas le choix malheureusement », s’indigne-t-il.
Aujourd’hui, plus de 90 % de la population du Tigré a besoin d’aide humanitaire, selon l’ONU. D’après les observateurs, seul un arrêt du conflit pourrait améliorer la situation.