La police dit avoir mis pas moins d’une quinzaine d’équipes sur le coup. Plus d’une quarantaine de témoins auraient été entendus. D’après les enquêteurs, le jour de l’enterrement du chanteur, Jawar Mohammed aurait donné des ordres pour empêcher le cercueil de rejoindre sa ville natale où devait avoir lieu l’inhumation, et pour que le corbillard revienne à Addis Abeba.
Dans la capitale, une foule en possession du cadavre, et contrôlée par l’opposant, aurait tenté de forcer les bureaux du Parti de la Prospérité, le mouvement du Premier ministre. La manœuvre aurait entraîné la mort d’un agent. Les policiers disent avoir des preuves d’appels téléphoniques passés par Jawar Mohammed en divers endroits de la région Oromia pour inciter la population à se soulever. Enfin, des armes saisies lors de la vague d’arrestation appartiendraient à l’activiste.
Ce dernier nie les faits et s’est plaint de ses conditions de détention. Il a déclaré aux juges être enfermé dans le sous-sol d’une maison anonyme, sans lumières. Ses contacts avec ses avocats ou sa famille seraient limités. Les magistrats ont demandé aux autorités de le traiter avec dignité, de lui accorder des visites régulières, et une confidentialité totale avec ses avocats.
Les autorités marchent sur des œufs avec Jawar Mohammed. En octobre, il avait posté sur Facebook un message annonçant son arrestation imminente. L’information avait entraîné des troubles, faisant près de 100 morts.
En attendant, la Haute Cour a ordonné son maintien en détention le temps que l’enquête se termine. Prochaine audience le 30 juillet.
Dans la capitale, une foule en possession du cadavre, et contrôlée par l’opposant, aurait tenté de forcer les bureaux du Parti de la Prospérité, le mouvement du Premier ministre. La manœuvre aurait entraîné la mort d’un agent. Les policiers disent avoir des preuves d’appels téléphoniques passés par Jawar Mohammed en divers endroits de la région Oromia pour inciter la population à se soulever. Enfin, des armes saisies lors de la vague d’arrestation appartiendraient à l’activiste.
Ce dernier nie les faits et s’est plaint de ses conditions de détention. Il a déclaré aux juges être enfermé dans le sous-sol d’une maison anonyme, sans lumières. Ses contacts avec ses avocats ou sa famille seraient limités. Les magistrats ont demandé aux autorités de le traiter avec dignité, de lui accorder des visites régulières, et une confidentialité totale avec ses avocats.
Les autorités marchent sur des œufs avec Jawar Mohammed. En octobre, il avait posté sur Facebook un message annonçant son arrestation imminente. L’information avait entraîné des troubles, faisant près de 100 morts.
En attendant, la Haute Cour a ordonné son maintien en détention le temps que l’enquête se termine. Prochaine audience le 30 juillet.