Éthiopie: quatre pays réunis en Égypte appellent à des solutions «pacifiques»

Les présidents égyptien, soudanais, érythréen et somalien se sont réunis dimanche 4 octobre 2026 à El-Alamein, sur la côte méditerranéenne égyptienne, en marge d'une réunion de l'Union africaine (UA). Un sommet destiné à renforcer leur coopération sécuritaire et économique, alors que les tensions reprennent en Éthiopie, pays avec lequel les quatre participants entretiennent des relations difficiles. Au cœur des discussions : la stabilité de la Corne de l’Afrique, mais aussi l’épineux dossier du partage des eaux du Nil.



La rencontre intervient alors que, depuis samedi, l’armée fédérale éthiopienne a pris le contrôle de Mekele, capitale de la région du Tigré. Les forces éthiopiennes assurent les patrouilles à travers la ville, tandis que leurs alliés du TPF, faction dissidente du TPLF, occupent les principaux bâtiments officiels, selon l’AFP. Les communications ont été rétablies, même si la plupart des commerces ont gardé leurs rideaux fermés, à la suite des pillages qui ont eu lieu après l’entrée de l’armée fédérale dans Mekele et le repli des forces rebelles du TPLF, qui semblent désormais privilégier la guérilla.

C’est dans ce contexte que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réuni à El-Alamein ses homologues érythréen et somalien, ainsi que le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée soudanaise, rapporte notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti. Trois pays qui partagent une frontière avec l’Éthiopie et entretiennent des relations plus ou moins tendues avec Addis-Abeba. L’Égypte est par ailleurs liée par des accords de coopération militaire avec le Soudan, l’Érythrée et la Somalie. 

« Principes de bon voisinage » et de « non-ingérence des États »
À l’issue de la rencontre, les quatre dirigeants ont insisté sur les « principes de bon voisinage » et de « non-ingérence des États », alors qu’augmentent les risques d’une extension du conflit au-delà des frontières éthiopiennes. Dans leur communiqué final, ils soulignent également leur volonté de « régler les différends par des moyens pacifiques » et renforcer leur coopération afin d’assurer la sécurité et la stabilité dans la Corne de l’Afrique.

Les participants ont également insisté sur la nécessité de respecter le droit international concernant les fleuves transfrontaliers et rejeté toute action unilatérale susceptible de porter atteinte aux parts d’eau des pays situés en aval. Un passage qui vise directement l’Éthiopie et son barrage de la Renaissance, construit sur le Nil Bleu. Le Caire accuse Addis-Abeba de mener une politique du fait accompli sans prendre en considération les besoins des quelque 160 millions d’habitants de l’Égypte et du Soudan. Il


Lundi 5 Octobre 2026 10:09


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